Serge Scotto - Une trilogie aux éditions Baleine (2007-2012)

Publié le par Dom/Herveline

Serge Scotto - Massacre à l'espadrille (2007)Serge Scotto - La grande évasion en pantoufle (2010)Quatrième de couverture (de La grande évasion en pantoufles)
Immersion complète dans la tête du monstre ! Un odieux personnage, certes, mais aussi terriblement sympathique ! Curieux de tout, il aime tellement la vie que, parfois... il vous la prend ! Du bon sens, de l'ordre et de la méthode en toutes choses, même les pires ! Tour à tour taulard mort, écrivain révélé, promeneur assassin et violeur philosophe, et toujours dans la joie et la bonne humeur... Sur les traces de sperme et de sang laissées par cette balade meurtrière sur les routes de France, Serge Scotto poursuit sa quête de l'horreur pure dans la grande tradition de la littérature d'épouvante.

Gifsv25.gifAvant de commencer cette chronique, sachez que cette trilogie n’est sans doute pas pour tous les publics. Par exemple si vous avez détesté le film C’est arrivé près de chez vous de et avec Benoît Poelvoorde, ou si les premières pages du Souffle de l’ogre de Brigitte Aubert vous ont empêché d’aller plus loin, alors il y a peu de chance que vous accrochiez aux aventures de ce personnage violeur et psychopathe mais si sympathique. Voici donc une dizaine de raisons de les adorer ou de les détester :
Serge Scotto - De la terre à la lune en déambulateur (2012)1- C’est décalé (= osé, sans tabou, décadent)
2- C’est drôle (= humour noir et second degré)
3- C’est cru (= pornographique, non, érotique, euh pervers est plus approprié...)
4- C’est obsessionnel (= quelques redondances, mais le bonhomme est malade)
5- C’est initiatique (= ah les joies du premier meurtre et des premières recherches scabreuses sur Internet)
6- C’est contemplatif (= repérage du terrain de chasse)
7- C’est poétique (= que n’inspireraient pas les calanques marseillaises, surtout si de jeunes éphèbes s’y baignent…)
8- C’est romantique (= émoi, émoi, émoi devant tant d’enfants et de femmes)
9- C’est violent (= pas tant que ça, intérieurement, le psychopathe assume... Ok, extérieurement, ça peut être gore)
10- Ce n’est pas écrit par Saucisse (= quand le chien fait tomber la muselière et lâche la laisse, la nature de son maître revient au trot, queue frétillante.)

Donc si même cette chronique ne vous a pas arraché un seul sourire, passez votre chemin. Au contraire, si vous avez compris que le mot magique c’est second degré (voire plus) et que vous pensez être au dessus du politiquement correct qui vous inciterait à être choqués par tant de dépravations, alors vous aurez comme nous quelques fous rires. Après tout pourquoi ne ririons nous pas du pire aussi ?

Commander au 0466741186  Serge Scotto
Massacre à l'espadrille, La grande évasion en pantoufle, De la Terre à la Lune en déambulateur
(Baleine noire)

Mots-clés : crimes sexuels, humour noir, psychopathe, road story, tueur en série

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La Petite Souris 21/02/2012 12:11


et bien moi j'ai mordu à l'hameçon, car c'est tout à fait le genre d'humour que j'affectionne, avec un zest de perversité !! ^^ Va falloir aussi que je me décide à lire la saucisse , celui là je
l'ai dans mes rayonnages !^^