Le jeudi matin
Depuis début janvier, la librairie est désormais ouverte le jeudi matin de 10h à 12h30.
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Quatrième de couverture
La locomotive du petit cirque traverse la forêt enchantée, et petit Pushka tombe du train.
Une jolie ballerine y vit, mais elle n’est qu’une marionnette, prisonnière d'un ogre terrible.
C'est alors que son petit cœur de bois se met à battre : elle doit sauver Pushka ! Libérée de ses ficelles, elle s’enfuit avec lui pour retrouver le petit cirque...
Stephen Mackey est britannique. Nous l'avions découvert
l'année dernière (voir notre sélection Noël 2010) avec Miki et la fleur de Lune,
deuxième volet des aventures de Miki. Son graphisme est désormais bien reconnaissable. A la fois doux et colorés, il est un enchantement pour les yeux. Si Miki l'esquimaude était plus
orientée vers la thématique de la nature, Petit Clown et la Ballerine est une ode à l'amitié et la solidarité. La nature y est toutefois encore présente au travers d'une forêt
mystérieuse dont nos héros voudront vite s'échapper. Si la couverture, dans les tons roses, attire plus les petites filles, cet album est pourtant, bel et bien TOUT public. D'ailleurs le titre
original est Pushka, du nom du petit clown. Aussi nous le conseillons vraiment à TOUS les enfants et même aux parents...
Stephen Mackey Petit Clown et
la Bellerine (Pushka) (Gautier-Languereau)
Mots-clés : album jeunesse 3-6 ans , amitié, cirque, clown, marionnette, ogre, solidarité
Le site officiel de Stephen Mackey
Et un petit clip qu'il a réalisé : The Missing earring
Quatrième de couverture (Ecourtée)
Ishigami, un professeur de mathématiques, est amoureux de sa voisine, Yasuko Hanaoka.
Celle-ci est divorcée et élève seule sa fille. Son ex-mari a retrouvé sa trace et la harcèle pour lui soutirer de l’argent. Elle
le tue chez elle pour protéger sa fille qu’il a attaquée après que celle-ci lui a brisé un vase sur la tête. Ishigami, qui a tout entendu, y voit l’occasion de se rapprocher d’elle et lui propose
son aide. Il entreprend alors de maquiller le crime en le considérant comme un problème de mathématiques à résoudre et donne ses instructions à la mère et à sa fille pour qu’elles se fabriquent
un alibi et répondent correctement aux enquêteurs...
Si l'on croit que le roman d'énigme est principalement européen ou
anglo-américain, c'est surtout parce que les traductions des autres continents se font rares. Pourtant, si l'on considère que Seicho Matsumoto en est un des précurseur japonais
avec son Tokyo Express (1957), que Kyotaro Nishimura, auteur
prolixe mais pas assez traduit à mon goût, en est le digne successeur avec ces Dunes de Tottori (1982), que dire alors de Keigo Higashino qui pour son deuxième roman
traduit en français prouve qu'il y a bien une école japonaise et pas des moindres. Déjà avec La maison où je suis mort autrefois*, véritable chef-d'oeuvre écrit en
1995 mais seulement traduit l'année dernière, il nous avait complètement hypnotisés. Le voilà qui nous revient avec une histoire moins étrange mais tout aussi captivante.
Tel un épisode de Colombo, l'histoire débute avec le meurtre. Il n'y donc aucun suspense de ce côté là. La femme, Yasuko, a tué, la fille s'est faite complice et le voisin, Ishigami, se présente
comme le bon samaritain qui va les aider à se sortir de ce guêpier. Il s'agit donc moins de découvrir qui a tué mais comment la police va démasquer les protagonistes et comment l'esprit de génie
d'Ishigami va mettre à mal l'enquête. Véritable énigme que seule une très grande capacité d'observation et de déduction pourra démêler.
Toutefois, ce roman ne repose pas uniquement sur la logique mathématique implacable qui est mise en place pour "camoufler" le meurtre en crime parfait ; il inclut également, et c'était déjà la
force du premier roman d'Igashino, le facteur psychologique. La passion et la jalousie sont malheureusement la faiblesse de l'édifice. Reste à savoir comment et jusqu'où Ishigami
est prêt à aller par amour. Un dévouement à priori aveugle, inconditionnel mais qui n'est pas sans conséquence. La fin est d'ailleurs conçue, et c'est assez rare dans un roman, comme une nouvelle
à chute. Abrupte, mais subtile et efficace.
Une deuxième traduction qui confirme la qualité littéraire de l'auteur japonais.
*Vient de paraître en poche chez Babel Noir
Keigo Higashino Le dévouement du suspect X (Yogisha
X no Kenshin) (Actes Noirs)
Mots-clés : crime parfait, déduction, énigme, enquête, Tokyo
L’idée d’une association pour défendre le polar naît en mai 1979 à l’occasion du festival du polar de Reims, le seul existant à l’époque autour d’un genre absolument déconsidéré.
Association loi 1901, 813 (du nom d’un roman de Maurice Leblanc) est fondé par un journaliste, Pierre Lebedel, et trois auteurs, Michel Lebrun, Jacques Baudou et Alain Demouzon.
Aujourd’hui, 813 est devenue une association importante, publiant une revue. Ses 813 membres (auteurs, libraires ou simples
amateurs) décernent depuis 1981 leurs Trophées*, au seul meilleur roman d’abord, puis avec une distinction entre les romanciers francophones et
les auteurs étrangers. (Source Wikipédia : voir l'article complet)
*Nous n'avons recensé ci-dessous que les années concernées par l'ouverture de la librairie. Pour les titres antérieurs, se reporter à cette liste.
MEILLEURS ROMANS FRANCOPHONES
2011 Marin Ledun Les visages écrasés
2010 Dominique Manotti Bien connu des services de
police
2009 Patrick Pécherot Tranchecaille
MEILLEURS ROMANS ETRANGERS
2011 James Lee Burke La nuit la plus longue
2010 Craig Johnson Le camp des morts
2009 Dennis
Lehane Un pays à l'aube
Quatrième de couverture
Tome 1 - Vivante, Charlotte est une lycéenne timide, invisible, totalement à côté de la plaque...
Morte, Charlotte est un fantôme doté de pouvoirs surnaturels ! Tenant sa revanche, elle fait tout pour que le garçon le plus canon du lycée tombe amoureux d'elle, quitte à employer des moyens peu
orthodoxes qui feront tourner en bourrique tous ceux qui croiseront son chemin...
Tome 2 - Charlotte n’a pas fini de mourir. Alors qu’elle se croyait tirée d’affaire et enfin dans l’au-delà, la jeune fille découvre qu’elle doit
maintenant faire un stage pour obtenir son diplôme !
Et le stage consiste à répondre aux appels d’ados à problèmes, pas exactement le genre d’expérience dont elle rêvait pour passer son immortalité ! Jusqu’à ce que Scarlett l’appelle… et lui
demande d’aider Pétula, son ennemie jurée, la petite amie du garçon le plus canon du lycée…
Encore une mission mortelle pour Charlotte !
Tonya Hurley est scénariste et metteur en scène à
Hollywood. Tribeca prépare une adaptation cinématographique de Ghostgirl.
(Tome 1) Coup de coeur. Génial, génial, génial ! Bon, c'est de la littérature ado, ok, mais j'ai adoré. Trouver un roman qui ne soit pas ni trop vampirique, ni
trop harrypotteresque, ni trop harlequinesque (genre bit-lit vraiment niaise, oui, oui, il y en a), c'était pas gagné. D'autant qu'en littérature fantastique jeunesse, il n'y a plus que ça !
Ghostgirl est une sorte de compromis qui ravira tout le monde et à mon avis même les adultes... vous savez ceux qui depuis Harry Potter (encore lui) lisent tout ce que leurs gamins
dévorent. Alléluiah ! Quand je dis "adultes", je pense surtout à ceux qui ont gardé aussi, un petit pied à terre (ter Pan) dans le monde des ados. Pourquoi je vous dis tout ça ? Pour vous
convaincre que vous pourriez passer un super moment avec Charlotte.
Le point de départ est hyper cliché : une ado timide amoureuse en secret du héros sportif du lycée qui lui, n'a évidemment de yeux que pour la fille la plus populaiiiire, elle-même toujours
entourée de groupies complètement bêêêtes et insipides. Et la pauvre Charlotte passe tout son été à essayer de se donner un nouveau look, une certaine prestance, bref : à la rentrée tout le monde
la verra et Deman aussi. Sauf que cette gourde (ben oui, toute attachante qu'elle est) trouve le moyen de s'étouffer avec un nounours en gélatine... et meurt... et passe de l'autre côté.
Ghostgirl n'est pas seulement une histoire de fille qui tombe amoureuse et qui va tout faire même en étant morte pour gagner le coeur du beau gosse. C'est aussi un récit très cultivé,
plein de références cinématographiques, télévisuelles et surtout une réflexion très intéressante sur l'adolescence. En effet, Charlotte, toute égocentrique qu'elle est, va aussi être confrontée à ses compagnons d'infortune, ceux qui attendent comme elle de passer
définitivement de l'autre côté. On croise donc des ados qui ont rendu l'âme pas toujours par simple accident. L'anorexie, le suicide, l'automutilation, sont autant de sujets graves évoqués
subtilement par le biais du comique de situation ou de répliques qui ... tuent (elle est bonne celle-là, vous voyez le genre) mais sans jamais tomber dans la psychologie à deux balles.
Le récit est ponctué d'allusion clairement énoncées telles le Cercle des poètes disparus, Psychose,
L'exorciste... des films que n'importe quel ado curieux aura du coup peut-être envie de voir (et l'on sait à quel point les films d'horreur ou à contrario les films d'ados les attirent).
Il y a des clins d'oeil ironiques à Buffy contre les vampires, Gossip Girl et autre 90210, et des hommages à Ghost, Carrie, Beetlejuice ou
encore Titanic (oui, oui, lisez bien et vous trouverez peut-être à quelles scènes mythiques je fais allusion), bref, on se régale (l'adulte que je suis en tout cas) parce que, et s'en
est même étonnant, Tonya Hurley, semble plus tournée vers des références des années 80/90 que par celles de maintenant. Pas de Justin Biber ou de Twillight dans les parages.
Autre chose importante, l'évolution des clichés dont je parlais au début
et par extension de la culture américaine : l'alimentation des cantines, qui a créé des générations d'obèses, a été complètement repensée, peut-être de façon même trop radicale imposant des
produits pas toujours appétissants pour des gamins. Heureusement dans "l'autre monde", on peut encore se gaver de fluff (crème de marshmallow à tartiner, beurk... mais je goûterai quand
même un jour)... Le garçon (ou la fille) la plus populaire du lycée n'est plus condamné à sortir avec son homologue. Les clivages sociaux évoluent et l'on voit de plus en plus (y compris donc les
séries TV) des couples interethniques, homosexuels ou socialement et culturellement opposés (dans Ghostgirl, Scarlet, la gothique, va imposer son style...). Crions le haut et fort : "Le
geek est à la mode... le gothique aussi !"
(Tome 2) Si vous avez été conquis, n'attendez donc pas pour lire la suite et pour vous rendre compte qu'être mort n'est pas de tout repos. Car de
l'autre côté il a aussi des règles, des rites de passages. Ce deuxième volet confirme le pendant métaphorique de la psychologie humaine qu'est l'"autre monde". Il est un miroir, une conscience,
un double subtile de notre propre monde des vivants. Et malgré quelques longueurs, on y explore d'autres facettes de la mort, de l'âme, de la maladie, des responsabilités et du libre arbitre.
Quoi qu'il est soit des réflexions inter-générationnelles.
Pour finir un mot pour Myriam Borel, la traductrice. Elle a fait un travail très sympa d'annotations pour rendre compréhensibles les références typiquement américaines qui
peuvent néanmoins trouver des équivalences européennes, notamment dans le tome 2 sur les jeux et les reality-show. Et tout le reste : musique, citations, culture etc...
Tonya Hurley Ghostgirl T1 T2 (Plon jeunesse)
Mots-clés : ados, culture américaine, fantôme, humour, jeunes adultes, romance
Bonus
Le site officiel (fr) avec plein de petits
jeux très sympas à faire pendant votre pause déjeuner.
Le site officiel (ang) avec encore plus de trucs !!!!
Le superbe trailer à l'ambiance gothique à souhait du tome 3 (non traduit) : Lovesick.
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réserve de comptes ouverts chez certains distributeurs/ diffuseurs). Vente aussi par correspondance via sa boutique en ligne. Le blog : critiques et résumés de livres (uniquement ce que nous avons aimé)
Librairie Soleil Vert
15 Grand Rue, 30420 Calvisson
Mardi-Mercredi-Vendredi-Samedi :
10h-12h30 / 15h-19h00
Jeudi matin : 10h-12h30
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T : 04 66 74 11 86 @ : soleilvert30@orange.fr
Accès : Entre Nîmes et Sommières, sur la D40, Calvisson centre
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