Rencontre annulée

 

Nous avons le regret de vous informer de l’annulation de la rencontre avec Pierre Magnan, prévue le samedi 31 juillet à 11h.

Monsieur Magnan s’excuse auprès de vous tous. Agé de plus de 80 ans, il ressent actuellement une grande fatigue et ne pourra honorer l’ensemble de ses rencontres programmées, notamment celles qui l’éloignent considérablement de chez lui.

C’est évidemment une grande déception pour chacun d’entre nous.

Bien sûr, ses ouvrages restent disponibles dans notre librairie, et si votre curiosité avait été piquée par cette rencontre, nous vous invitons toujours à découvrir cet auteur.

Nous vous remercions de votre fidélité et vous invitons d’ores et déjà à nos prochaines rencontres qui sont, elles, maintenues.

Herveline et Dominique de la librairie Soleil Vert

 

Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 04:52

Sire Cédric - De fièvre et de sang (2010) Quatrième de couverture
Entre cauchemar et réalité, le lecteur plonge avec le commandant Vauvert dans un thriller haletant.
Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang dans un endroit qu'elle ne connaît pas. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle...
Le ton est donné dès les premières lignes : suspens, angoisse, traque, horreur, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique...

Le commandant Vauvert en compagnie d'une profileuse albinos, Eva, va tenter de remonter la piste d’un tueur en série, connu pour vider entièrement ses victimes de leur sang. L'enquête est ouverte...
Sens de l'intrigue, construction solide, écriture efficace, personnages attachants, De Fièvre et de sang confirme le talent de Sire Cédric.

Né en 1974, diplômé en anglais, Sire Cédric a été journaliste et traducteur avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans et de recueils de nouvelles qui ont été salués par les spécialistes du genre dont le remarqué L’enfant des cimetières, notamment sélectionné pour le prix polar de Cognac et qui a reçu le Prix Masterton 2010.

Gifsv25.gif Sire Cédric, si vous ne le connaissez pas encore, est issu de la culture gothique moderne et ses premiers écrits sont tous représentatifs de ce courant littéraire, inspiré par ses thèmes récurrents - cimetière, vampire, sorcellerie, torture - qu'il modernise à son gré. Avec De Fièvre et de Sang, nous voici plongés dans un thriller fantastique plutôt bien mené.
Tout démarre sur les chapeaux de roue dans un rythme échevelé, efficace. Inutile de résister, on est de suite embarqué dans l'aventure au moins pendant le premier et le dernier quart.  Au milieu, Sire Cédric fait un peu durer les choses et c'est dommage. Les flics tournent en rond, piétinent et quelques pages de moins n'auraient pas desservi le roman. On ne s'ennuie pas pour autant, on voudrait juste que ça avance plus vite. D'autant que l'auteur nous matine son scénario d'effets fantastiques, de scènes gores (trop peut-être) et même d'Histoire en faisant référence à ce qui pourrait être LA première tueuse en série de l'histoire de la criminalité : Erzsébet Bathory. On a donc hâte de voir tout ça se mettre en place sans y aller par quatre chemins. Il va de soit que cela sert néanmoins un très bon sens du suspense et d'ailleurs presque tous les chapitres se terminent en mini-cliffhanger (c'est là qu'il faudrait mettre la pub, si c'était une série TV, ;-) ).
Outre le fait que comme tous bons flics de thriller, les héros traînent leur passé lourdement, on n' y échappe pas - il faut croire que pour être flic il faut avoir été une victime ou être veuf/divorcé ou avoir vu sa famille massacrée ou... -
le couple Vauvert/Svärta est assez atypique. Elle, est albinos, et profileuse, ce qui lui confère d'office une aura particulière ; lui, est amoureux d'elle et on n'attendra pas la dernière page pour le savoir, ni ne vivrons des rapports de force interminables entre eux et encore moins ne languirons sur leur relation durant x tomes. Il y a quelque chose de simple et de touchant dans ces personnages qui amènent de la douceur dans ce monde de brutes.
Sire Cédric nous a donc séduit.
Un bémol pour la couverture qui, quand on la regarde bien, ne colle pas du tout avec le bouquin. La plupart de l'action se passant en milieu rural. Et même les scènes parisiennes n'évoquent aucunement ces bâtiments banlieusards que l'on voit en arrière plan ; quant au montage en lui-même, bof, bof.

Commander/Créer une alerte   Sire Cédric De fièvre et de sang (Pré aux clercs)

Mots-clés : albinos, maladie, polar fantastique, thriller, torture, tueur en série, vieillesse

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /2010 07:19

Gary A. Braunbeck - Mais c'est à toi que je pense (2006) Quatrième de couverture
Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c'est la fin du supplice. Ils viennent d'échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend : et si on les avait oubliés ? et si on ne les aimait plus ? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d'un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n'ont pas vus depuis dix ans... et ils ont choisi Mark.
La presse unanime :

« Ce roman sans la moindre faiblesse vous frappe en plein cœur. »
« Braunbeck touche juste sur l'amour, l'amitié, l'honneur et des horreurs inimaginables, et vous ramène à la maison avec de l'espoir. »
« Ça continue à vous terrifier quand vous avez fini de le lire. »

« Magnifique, émouvant et implacable, un roman sur l'enfance face aux horreurs de la vie réelle qui vous laisse avec une grosse envie de serrer très fort ceux qui vous sont chers. »
« Un thriller poignant. »

Né en 1960 à Newark (Ohio), Gary A. Braunbeck est l'auteur prolifique d'une dizaine de romans et de plus de deux cents nouvelles qui lui ont valu de remporter plusieurs fois le prestigieux Bram-Stoker Award. Il a été traduit en japonais, français, russe, italien et allemand. Ce roman est reconnu comme son chef-d'œuvre.

Gifsv25.gif Comment définit-on un bon ou un mauvais roman ? La réponse à cette question absolument subjective, nous vous la donnons dès lors que nous chroniquons un roman que nous jugeons "bon". Mais est-il bon par son style, par son atmosphère, par son sujet ? Et devient-il mauvais dès lors qu'un style, une atmosphère, un sujet nous dérange ? Peut-on admettre qu'un livre qui nous mettrait mal à l'aise puisse néanmoins être un chef-d'oeuvre ? Bien sûr ! C'est juste déroutant de le reconnaitre. Attention, je ne sais pas si le livre de Braunbeck est un chef-d'oeuvre, pas à ce stade de la chronique. Pour le savoir, il faut d'abord parler un peu du livre. L'histoire ? Bragelonne nous facilite drôlement la vie : tout est résumé en six lignes... Six lignes... Six petites lignes qui dissimulent trois cent cinquante pages d'horreur... et d'espoir.
Tiens ! Avant, une petite digression sur l'art et la manière de générer une quatrième de couverture accrocheuse : "supplice", "tortionnaire", "tueur en série", "pédophile", "séquestration", "défiguration", "mutilation"... Six lignes et sept mots-clés repoussants surtout tous acollés les uns aux autres. Alors je vous entends : "Mais qu'est-ce qu'elle est aller lire un truc pareil !" Le métier de libraire doit-il excuser toute curiosité malsaine ? Et bien si je vous dis que je ne lis jamais les quatrièmes de couverture qu'après avoir lu au moins une vingtaine de pages ? Mais que même après vingt pages, hypnotisée, que dis-je, catatonisée par l'horreur, j'ai mis du temps à tourner le livre pour voir où j'avais mis les pieds ? Je commençais déjà dans ma tête une chronique fictive : immonde, sans intérêt, surenchère (je voyais déjà le jeu de mot : suren-chair se dessiner sur une page blanche - euh rouge... bref...) de violence - gratuite ? - horreur absolue, à vomir son petit déjeuner (si vous ne pouvez sauter le petit-déjeuner, évitez au moins les oeufs brouillés)...
Sauf que...
Et oui, vous saviez, n'est-ce pas, qu'il y aurait un "sauf que..." sinon, ces lignes n'auraient pas lieu d'exister, eu égard à notre ligne de conduite, celle qui consiste à ne chroniquer QUE ce qu'on aime... Comment je vais me dépêtrer de ça. Alors, je vais revenir à cette fameuse quatrième de couverture. Depuis longtemps, les éditeurs aiment à ajouter quelques brèves accroches critiques et c'est d'autant plus facile quand un roman est traduit et qu'il est sorti quelques mois voire quelques années plus tôt. Il y a donc de la matière journalistique pour argumenter leurs choix éditoriaux. Nous avons donc cinq extraits d'une presse "unanime" (on ne saura jamais laquelle, mais bon) qui nous délaye d'autres mots clés : "coeur", "amour", "amitié", "honneur", "espoir", "magnifique", émouvant". Vous voyez où je veux en venir ?
Comprenez-vous le malaise qu'il y a à reconnaitre qu'un tel livre puisse être touchant et inoubliable ? Par ce qu'il l'est, dans la lignée d'une autre oeuvre violente tournant autour de l'enfance  : Une fille comme les autres de Jack Ketchum (aussi chez Bragelonne). Mais à la différence que Mais c'est à toi que je pense, nous laisse une réelle lueur d'espoir. Un espoir d'amour, et surtout de reconstruction.
Une facilité à laquelle Braunbeck ne s'est pas laissé prendre et qui ajoute aussi à la grande justesse des caractéristiques psychologiques, c'est l'absence de vengeance. L'envie existe et le besoin serait légitime, pourtant il fait l'impasse sur un acte qui pourrait paradoxalement paraître "gratuit" alors qu'on s'est absorbé de l'horreur durant trois cents pages. C'est en ça que le livre devient fort : il repose sur des fondements de la psychologie incroyablement maîtrisés déclinant et exarcerbant des sentiments divers et contradictoires : hystérie, peur, compassion, haine, jalousie, manipulation, confiance, honte...
Alors chef-d'oeuvre ou non ? A vous de juger. Mais certainement pas un livre qui laisse indifférent. Il faut avoir des tripes pour aller jusqu'au bout. Il faut avoir le coeur accroché. Comme on dit souvent pour des ouvrages de cet acabit (et des fois pour des oeuvres bien moins violentes) : "âmes sensibles s'abstenir". Pourtant ce serait dommage. Les âmes sensibles y verraient justement peut-être tout cet espoir dont ce roman est générateur. Mais je vous l'accorde, prévoyez un Boule et Bill à lire à sa suite, pas comme moi... qui est enchaîné sur un autre thriller, mais c'est une autre histoire.

Commander/Créer une alerte   Gary A. Braunbeck Mais c'est à toi que je pense (Prodigal blues) Bragelonne

Mots-clés : enlèvement d'enfants, pédophilie, torture, tueur en série

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 11:41

B.R. Bruss - La guerre des soucoupes (1954) B.R. Bruss - SOS Soucoupes (1954) Quatrième de couverture (de la réédition)

Les officiels ont beau clamer : « les soucoupes volantes n'existent pas », quand John Clark découvrit dans l'Arizona cet étrange appareil discoïdal, son incrédulité fit place à la stupeur : ces cadavres d'être de petite taille ne résultaient pas d'une hallucination ! Le seul survivant agonisait, inquiétant avec sa tête bulbeuse, son corps recouvert de sortes de feuilles, comme un artichaut ! Une fantastique énigme débutait, qui se transformerait en terrible menace pour le genre humain.

Gifsv25.gif Excellent roman martien, S.O.S. Soucoupes constitue le premier volet du diptyque de B.R. Bruss et le plus intéressant. Cette partie est entièrement axée sur la rencontre avec les martiens et l'appréhension de leur culture soutenue par la richesse des détails physiques, biologiques, technologiques. Outre le premier contact et la mise en place de la communication, certains protagonistes sont envoyés sur Mars pour mieux se voir dévoilés leurs nouveaux alliés. Sur place, moult descriptions viennent enrichir leurs premières découvertes. C'est ainsi toute une population et une organisation qui est mise en avant. Les russes se retrouvent confrontés à une société qui n'est pas sans rappeler la leur. Confortés ainsi dans leur communisme, seuls quelques-uns sauront y voir la menace d'une telle rigueur et faire valoir leur ressenti.

Le roman nous en dit long aussi sur l'histoire qui alliait Mars à la Russie, dans les années 60. Même si le roman est écrit en 54 et "anticipe" un futur proche, la présence d'un satellite appelé Lune-rouge, rappelle que c'est aussi symboliquement la couleur de la planète Mars qui amena dans le passé la Russie à vouloir s'approprier cette planète durant la course aux étoiles. Et même si leurs échecs furent cuisants, ce sont bel et bien les soviétiques qui ouvrirent la voie vers Mars en 1960 avec leur mission Marsnik. Le rouge illustrant le communisme soviétique, si martiens il y avait, ils ne pouvaient qu'être de même orientation politique. Restait à savoir si cette idéologie devait perdurer.
Le deuxième volet, La guerre des soucoupes, dont le titre évoque évidemment La guerre des mondes de H.G. Wells, il n'est autre qu'une succession de batailles aériennes et de conjectures stratégiques pour battre l'envahisseur mais qui reste agréable à lire dans la continuité du premier.
Pour en savoir plus (beaucoup plus, attention spoilers), vous pouvez retrouver un article approfondi sur notre blog thématique Culture martienne.

Commander/Créer une alerte   B.R. Bruss Les soucoupes (T1 : S.O.S. Soucoupes - T2 : La guerre des soucoupes) (Coll. Anticipation n°33 & 40)

Mots-clés : guerre froide, invasion, Mars, martiens

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /2010 08:26

anti400.jpg Comme nous vous l'annoncions il y a quelques jours, nous venons d'entrer le clou des derniers arrivages : une trentaine de titres de la collection Anticipation illustrée par Brantonne. Et dans un état défiant toute concurrence. Le plus mauvais livre étant très correct et les meilleurs à la limite du neuf et ce même pour les plus anciens numéros !!! Quant à la rumeur qui court sur le fait d'avoir l'intégralité des Conquérants de l'univers de Bessière (n°1,2,3,4 et 37 de la collection)... il faudra vous le faire confirmer par vos libraires préférées...

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : OCCASIONS
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Ouvert le dimanche matin de 10h à 13h


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Courriel : soleilvert30@orange.fr
Accès
: Entre Nîmes et Sommières, sur la D40, Calvisson centre

Bientôt en dédicace

21 Août à 16h30 Thomas Balard (Français) pour la BD Contes et légendes des pays celtes
Contes celtes : Contes mis en dessin collectivement pour faire découvrir la culture celtique. Thomas balard travaille aussi pour la revue Black mamba.

18 Septembre, toute la journée Craig Johnson (Américain) pour ses romans policiers Little Bird et Le Camps des morts
Evènement : La venue exceptionnelle de cet auteur américain qui entre dans la liste des meilleurs auteurs de polars du moment. Les aventures du shérif Walt Longmire au coeur du Wyoming.

23 Octobre à 11h Sergueï Dounovetz (Français)  pour le scénario de la BD historique L'Ange de la Retirada  et son dernier polar Sarko et Vanzzetti
Histoire locale & Polar : Une bande dessinées qui a pour cadre historique la retirada. L'auteur présentera aussi ses polars.

20 Novembre à 11h Michel Imbert (Français) pour son roman policier Les disparu du Laogaï
Drame chinois : Un terrifiant voyage dans la Chine de Mao. Michel Imbert, passionné d'histoire contemporaine chinoise, avait déjà publié des polars sous le pseudonyme de Mi Jianxiu aux éditions de l'Aube.

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