S.O.S. Bonheur (1988-1989)

Publié le par Herveline

S.O.S. Bonheur (1988-1989)L'histoire
Plusieurs histoires courtes décrivent les trajectoires individuelles de personnes se rebellant contre un système social coercitif, qui régente le moindre aspect de leur vie professionnelle ou privée. L'épilogue fait se rejoindre les fragments en une conclusion pessimiste.

Gifsv25.gifVan Hamme et Griffo nous invitent à découvrir les méfaits de l'utopie totalitaire. Celle qui vous offre un merveilleux plan de carrière, un système de santé imparable, des vacances idylliques, une sécurité publique absolue... Le bonheur quoi !
Sous forme de courts récits, les deux premiers albums abordent donc tout un système réinventé pour le Bien de tous mais aussi tout son disfonctionnement. Les personnages se retrouvent tous victimes des aberrations du système mis en place.
Le troisième album clôt les deux premiers en une seule histoire qui réunit tous les personnages. Ces derniers, regroupés pour une action de rébellion, ne savent pas à quel point, là encore ils sont manipulés.
SOS Bonheur dénonce donc au delà du système totalitaire, la nature humaine elle-même. Une nature constamment exacerbée par le goût du pouvoir pour les uns et de la liberté pour les autres. Le constat semble démontrer que l'un et l'autre sont indissociables. Qu'il faut du pouvoir pour accéder à la liberté et vice versa. Un cercle vicieux dans lequel il y aura toujours des gagnants et des perdants, des maîtres et des esclaves.

Commander au 0466741186  Griffo (d) Jean Van Hamme (sc)

S.O.S. Bonheur, intégrale
(Aire Libre, Dupuis)
9782800126395

Mots-clés : anticipation, dystopie, futur proche, système totalitaire, utopie

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Spooky 26/02/2010 09:35


Okay, okay. voilà le monument que beaucoup de gens encensent. Eh bien je dois dire que j'ai été déçu. Et cela, à plusieurs niveaux.

D'abord à celui du dessin. Van Hamme, dans la préface de l'édition intégrale, nous présente Griffo comme un crack graphiquement parlant. Les premières planches démentent cette prétention. Le dessin
me semble fade, brouillon, sans génie. Les personnages n'ont pas la même tête d'une case sur l'autre. En fait, cela renforce l'idée que j'avais en lisant les débuts de griffo dans le magazine
Spirou dans les années 1980 : un dessinateur surcoté pendant très longtemps, parce qu'il a travaillé, par chance, avec les plus grands. Seule la série Vlad me semble mieux
travaillée.
Bon prince, je me dis que le dessin va s'améliorer au fil des histoires de S.O.S. Bonheur... Las ! Point d'amélioration notable, à part un encrage un peu plus sûr.En fait, seules la
couverture de l'intégrale et les illustrations intercalaires me semblent d'un bon niveau.

Passons au scénario. Eh bien là, je dois dire que je ne comprends pas les louanges. J'ai l'impression d'avoir déjà lu/vu ces situations dans de nombreux livres/films. Je pense à 1984,
Soleil vert...
Du recyclage, donc. Mais surtout, on a l'impression que Van Hamme a cherché à brouiller les pistes en diversifiant les histoires... A partir du récit "Révolution", il commence à lier les histoires
de manière un peu artificielle, avec des rebondissements qui me semblent téléphonés.