Quatrième de couverture
Hauteville House, 1864. La plume, Victor Hugo, héberge le glaive : une poignée de soldats républicains engagés dans la lutte armée contre le régime autoritaire de l'empereur Napoléon III. Gabriel
Valentin-le-Rochelle, nom de code Gavroche, agent très spécial au service secret de la République, est expédié au Mexique où les sbires de l'Empire sont sur le point de libérer une entité qui
rendra Napoléon maître de toutes las Amériques. La mission de Gavroche : combattre, contrecarrer, improviser.
Hauteville House fait partie des séries incontournables pour tout
amateur de steampunk et d'uchronie.
Nous sommes en 1864. Napoléon III, qui cherche à récupérer le Mexique en profitant de l'affaiblissement des américains engagés dans leur propre guerre civile, place
Maximilien 1er sur le trône mexicain. Mais si Napoléon tient à garder un pied au Mexique c'est aussi parce qu'un fragment du manuscrit de Bernal
Diaz Del Castillo (célèbre conquistador qui participa à la conquête du Mexique en 1517) indique que l'Eldorado n'est peut-être pas ce qu'on croit mais plutôt une entité d'une puissance
extraordinaire enfermée dans un temple mayas. Et grâce à cette nouvelle arme, l'Empire pourrait aussi s'approprier le reste du continent américain en s'alliant aux sudistes.
Dès lors, les services secrets européens, alertés de cette découverte, dépêchent leurs meilleurs agents pour déjouer le complot. Gavroche, personnage moins imaginaire qu'on a pu le penser, et sa
coéquipières Eglantine se retrouvent projetés avec ses collègues dans cette grande aventure. Du Yukatan à Atlanta sous les flammes, ils devront à tour de rôle échapper à des automates, infiltrer
l'entourage de Napoléon III, survivre aux champs de batailles de la guerre de Sécession et anéantir une des forces les plus démoniaques qu'il leur ait été donné de combattre.
Cette série, absolument jouissive visuellement comme scénaristiquement, offre des pleines pages de champs de batailles (tome 4, surtout), des panoramas de villes et de ciels saturés de zeppelins
et d'aérostats. Si la guerre de Sécession a vu naître un certain nombre d'innovations militaires, comme quelques frégates
cuirassées, les auteurs nous donnent une vision de la guerre de Sécession qu'Albert Robida n'aurait pas reniée. Et puisque nous parlons de ce cher Robida,
contemporain de Jules Verne, et néanmoins, trop souvent oublié, il est à noter que c'est lui qui est l'inspirateur le plus profond de l'imaginaire steampunk. Car en tant que
caricaturiste et illustrateur, il avait dès la fin du XXe siècle anticipé les guerres du futur, évoquant les armes biologiques, l'aérostation militaire, les locomotives, chars et bateaux
cuirassés etc.
Et comme je ne peux me retenir de vous donner la preuve que nos auteurs se sont pleinement inspirés de lui (et notamment de La
guerre au XXe siècle [1869] et des couvertures du feuilleton de La guerre infernale de Pierre Giffard [1908]) voici quelques planches comparatives
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Duval (Sc)
Gioux (d) Hauteville House - 1er cycle (4 tomes) (Delcourt)
Mots-clés : guerre de Sécession, Robida (influence), steampunk, uchronie, XIXe
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J'ai beaucoup aimé la série, même si elle est un peu trop action à mon gout
Ben en fait, je crois que c'est vraiment ce qui m'a plu : de l'action, pas de temps mort... en plus du contexte historique. Sans être une grande connaisseuse, j'aime assez la période de la guerre de sécession.
En effet la ressemblance est troublante...
Il y en avait d'autres, mais j'ai eu la flem de tout scanner. Et puis faut aussi laisser la surprise.
Une lecture fort sympathique.
Ce qui m'a plu en premier lieu, c'est le mélange des genres : histoire, uchronie, steampunk. Fred Duval a voulu développer un univers foisonnant, dans l'une des périodes les plus propices à pas mal de fantasmes, c'est à dire la révolution industrielle et la période du second empire. J'ai bien aimé les dirigeables, l'univers développé. Un seul petit regret : que l'on ne voie pas la fameuse demeure de Victor Hugo à Guernesey. Peut-être dans le second cycle ?
Les personnages sont un peu insignifiants, tout de même. Comme il y a beaucoup d'action, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher à eux, c'est un peu dommage... Le dessin de Thierry Gioux est, quant à lui, un peu léger. Les designs des véhicules sont presque impeccables, mais les personnages sont un peu moins maîtrisés.
Au final, ma lecture a été bien agréable, je regrette un peu le manque de maturité du dessin, mais peut-être le prochain cycle sera-t-il plus maîtrisé.
C'est bizarre, moi je n'ai pas trouvé les personnages insignifiants. Maintenant qu'ils méritent de gagner en profondeur, c'est peut-être un peu vrai mais le fait que l'action prime aussi c'est quand même pas mal du tout. En plus c'est de l'action pure mêlée à un visuel qui l'exprime bien avec des planches splendides. En plus, le contexte historique est vachement bien élaboré. Si le point de divergence est cette année 1864, la situation historique jusqu'à cette date est assez bien amenée. j'aime beaucoup l'exposé "pédagogique" du début qui du fait du besoin de prise de connaissance des faits par les personnages principaux ne paraît absolument pas lourdingue. Ce qui ne m'a pas empêché bien sûr d'aller jeter un petit coup d'oeil sur Wikipédia. En plus le contexte de la guerre civile américaine respecte aussi les grandes dates et les grandes batailles. Non vraiment moi j'ai rien trouvé à redire. C'est la deuxième fois que je lisais la série et je me suis même bien plus éclatée que la première fois. Peut-être qu'il me manquait qq références ou une plus grande immersion dans la BD pour m'y sentir vraiment bien. A cette relecture, je suis absolument comblée. Qt à sa suite, à première vue bien différente, c'est tant mieux : si c'est pour prendre les même et recommencer... bof, bof. Mais on change radicalement de décor, plus beaucoup d'aérostat, bref ça se renouvelle bien à priori. Mais je suis tentée d'attendre les deux derniers opus pour m'y coller... je doute néanmoins d'avoir la patience
... will see.