Donald E. Westlake - N'exagérons rien ! (1977)

Publié le par Soleil Vert - Herveline

Donald E. Westlake - N'exagérons rien ! (1977)Quatrième de couverture
J'aurai pu faire, dans le crime, une brillante carrière. Eminent critique de cinéma, détective amateur bourré d'intuitions, séduisant coureur de filles, assassin impuni de trois personnes, j'avais tout pour réussir. Mais j'ai exagéré. Je me suis envoyé la femme d'un flic. Ca, croyez-moi, c'est la chose à ne pas faire !

Vous n'avez pas fini d'entendre parler de Donald E. Westlake ! A moins qu'on ne vous parle un jour de Richard Stark ou de Tucker Coe, bon mais comme ce sont deux de ses nombreux pseudos, il y a des chances que les chroniques se succèdent car Westlake, on adore ! En tout cas, on a encore de la marge, vu sa production, pour se lasser. Parce que lire un bon polar, ça peut aussi être une partie de rigolade. Pas forcément de l'humour basique, vulgaire, non, non, un humour caustique, noir, déroutant.
Publié longtemps dans la Série Noire, nombres de ces titres ne sont plus disponibles autrement qu'en occasion. Néanmoins, en surveillant les publications des éditions Rivages, on pourra voir reparaître quelques-uns de ces titres comme le Couperet, chroniqué sur ce blog.
N'exagérons rien ! est un titre n'appartenant à aucune série particulière. Il a l'humour et la facilité de lecture commune à Westlake et ce petit quelque chose du Paquet (réédité sous le titre Comment voler une banque), qui tend au comique de situation (sitcom pour les initiés télévores). Plus que ça encore, raconté à la première personne, il met en avant un personnage hautement content de lui, fier, intelligent et doué d'une grande capacité de déduction et de manipulation qui lui confèrent à la fois le rôle d'enquêteur amateur que celui de l'assassin au dessus de tout soupçon. Vous avez saisi. Ce qui nous tient en haleine, c'est LE détail, LA faute, L'erreur fondamentale, qui va entraver son rouage bien huilé.

Donald E. Westlake
N'exagérons rien ! (A travesty)
(Gallimard, Super Noire n°101)

Mots-clés : assassin, cinéma, déduction, humour, manipulation, polar, scénario

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