Le jeudi matin
Depuis début janvier, la librairie est désormais ouverte le jeudi matin de 10h à 12h30.
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Quatrième de couverture
"Donnez-moi la main, vous tous, les vivants et les morts, et accordez une pensée, pendant un moment de générosité, à la pauvre Dora Suarez qui n'aurait jamais dû mourir à trente ans, massacrée à
coups de hache." Trois personnes sauvagement assassinées à domicile, en moins de trois heures et dans un rayon de deux kilomètres, voilà qui est assez inhabituel, même à Londres. Brusquement
réintégré dans la police en raison de cette boucherie cauchemardesque, l'officier chargé de l'enquête entame une singulière descente aux enfers de l'horreur. Et puisqu'il n'existe aucune loi qui
rende le crime impossible, il décide de combler lui-même cette lacune. Par tous les moyens. La crudité des scènes de meurtres, l'art du détail, la lente progression de la narration, font de ce
roman sur l'impuissance d'aimer un "roman en deuil" comme se plaît à le définir l'auteur, un incontournable chef-d'œuvre.
On entre dans ce roman sans round d'observation. C'est sans doute aussi ce qui le rend si
percutant. Le tueur, personnage odieux, torturé, malade, écœurant, apparait dès la première page. Son univers est totalement glauque, sans aucun signe d'humanité, et l'on sait d'emblée que le
meurtre de Dora sera un acte d'une extrême barbarie. Tom, qui réintègre la police après avoir été suspendu, est un personnage sans aucune concession, que ce soit avec ses collègues, les témoins,
ou sa hiérarchie. Il va découvrir le corps de Dora, et son journal intime. C'est lui qui tout au long de l'enquête va nous faire faire connaissance avec Dora, nous faire entrer dans son intimité,
et habité littéralement son personnage. En fait, il est hanté par ce meurtre, par cette vie volée au point de tomber amoureux de Dora. La traque de cet assassin psychopathe nous plonge dans des
univers d'une extrême violence, avec des pratiques que l'on a même du mal à s'imaginer. C'est réellement très noir et tout à fait répugnant, mais la narration est tellement subtile que l'horreur
n'est jamais indécente et ne tombe jamais dans le grotesque.
J'étais Dora Suarez est digne de figurer dans toutes les bonnes bibliothèques polar, par la force de ses personnages, la finesse de son récit et les frissons que procure la traque de ce
tueur immonde.
Robin Cook J'étais Dora Suarez (I was Dora
Suarez) (Rivages noir, poche)
Mots-clés : enquête, noir, pervers, prostituée, psychopathe
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