Donna Tartt – Le maître des illusions (1992)

Publié le par Librairie Soleil Vert

Donna Tartt – Le maître des illusions (1992)

Donna Tartt – Le maître des illusions (1992)

Quatrième de couverture
En décrochant une bourse à l'université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s'entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l'opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l'avis de ses professeurs, il tente de s'introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d'imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

Le narrateur, originaire de Californie rejoint un groupe d’étudiants en Grec dans une université de l’Est du pays.  Il sombre avec eux dans un abîme de luxure, de violence et de perversité. Les personnages de cette histoire sont soit totalement inconscients, soit des êtres  dénués de toute humanité. Leur psychologie est parfaitement décrite, dans une écriture complètement maitrisée, et un style très littéraire pour un polar.  Ce récit est glauque et l’écriture de Donna Tartt érudite. Quand on sait que ce fut son premier roman, et qu’elle n’avait pas 20 ans quand elle l’a commencé, on ne peut qu’admirer le style, la maturité. C’est un roman très dense de plus de 700 pages, et qui aurait pu n’en compter que 500 sans rien perdre de sa profondeur, au contraire !

Commander au 0466741186  Donna Tartt
Le maître des illusions (The secret history)
(Pocket)

9782266188739

Mots-clés : décadence, polar, université, USA, Vermont

Publié dans POLAR-THRILLER, USA

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Luna 04/06/2011 10:42



Je dois dire que je ressors de ma lecture du Maître des illusions un peu déçue : l'histoire m'a bien plu, le monde un peu noir et cynique aussi, les personnages étranges également (sauf Richard
mais bon)... mais j'ai détesté l'écriture de Donna Tartt : pour être virtuose de l'écriture, elle l'est, mais la simplicité ne fait pas de mal ! 700 pages de détours et de chichis sans fin m'ont
un peu laissée sur le côté de la route...
Dommage l'histoire était sympa' !

Si ça t'intéresse, je viens de publier mon avis sur mon blog...
J'aime beaucoup ta critique ! Je reviendrais ;)



Dom 09/06/2011 12:01



... Merci !
C'est vrai que le livre gagnerait à être allégé de quelques pages. Le roman vaut plus pour le chemin que pour la destination à mon avis. Les réflexions, l'évolution des personnages dans ces
années cruciales d'étudiants, la culpabilité, l'autodestruction, tout ceci a plus d'intérêt que l'intrigue elle-même