Samedi 13 décembre 2008
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Quatrième de couverture
Lorsque Bill Masen se réveille dans son lit d'hôpital, après une semaine passée les yeux bandés, il pense avoir
manqué le spectacle du siècle : une pluie d'éclats de comète qui a illuminé le ciel d'éclairs verdâtres. Il ne le sait pas encore mais son destin et celui de la planète entière viennent de
basculer. En effet, si les bandages de Bill l'ont sauvé d'une cécité définitive, la quasi-totalité de l'humanité est devenue aveugle.
De petits groupes tentent de s'organiser pour survivre mais c'est compter sans les triffides, ces mystérieuses plantes capables de se déplacer et qui semblent bien décidées à profiter de la
faiblesse des humains survivants pour les anéantir...
Chef d'oeuvre de la science-fiction post-apocalyptique, Le Jour des Triffides a été adapté au cinéma sous le titre La Révolte des Triffides.
John Wyndham (1903 - 1969) débute sa carrière dans les années trente et rencontre le succès dans les années cinquante avec son titre le plus célèbre, Le Jour des
Triffides. Il publie d'autres romans catastrophe dont Le Village des damnés qui connut
plusieurs adaptations cinématographiques.
Dans ce livre catastrophique, les hommes sont d'abord affaiblis par un rayonnement cosmique
qui les rend complètement aveugles. Ils deviennent par la suite la proie facile de plantes vénéneuses, dénommées triffides, ayant la particularité de pouvoir se déplacer, communiquer et
"apprendre" par expérience. Seuls certains, restés miraculeusement voyants, tentent de survivre et de s'organiser.
En suivant le narrateur dans un Londres en panique, puis au travers de la campagne anglaise, on ne saurait évoquer les similitudes avec La guerre des mondes de H.G.
Wells dont s'est indubitablement inspiré John Wyndham. De la même façon, le monde en décrépitude, les moments de solitude et les scènes de barricades contre les
triffides ont sûrement orienté Richard Matheson pour son roman Je suis un légende. Un roman donc à la croisée des genres : lutte contre l'envahisseur, survie de
l'humanité. Mais au-delà de l'action, nous lisons une succession de réflexions sur l'évolution humaine. Comment survivre, comment s'entraider, comment s'organiser ? Que les solutions soient
militaires, scientifiques, libertaires ou rétrogrades, chacun tente de se trouver un but, une voie. Tout cela en étant de plus en plus menacés par les plantes vénéneuses qui deviennent toujours
plus nombreuses. Mais que sont-elles en fait ? Vous pourriez être déçus car les réponses ne sont que conjonctures de même que la cause des rayonnements d'abord assimilés à une comète, ensuite
peut-être, à une explosion atomique.
Ce roman a la particularité d'être intemporel. John Wyndham nous rappelle qu'en tout temps, l'évolution technologique et scientifique peut générer des peurs, des risques, des
déviances. Et c'est sans compter les réactions humaines face à ces problèmes. Il est donc question de survie, certes, mais aussi de politique, de société, d'organisation, de solidarité et de
reconstruction.
John Wyndham Le jour des triffides (The day of
the triffids) (Folio SF)
Mots-clés : cécité, fin de l'humanité, post-apocalyptique, réorganisation, survie
Bonus