Daniel Keyes - Des fleurs pour Algernon (1966)

Publié le par Soleil Vert - Herveline

Daniel Keyes - Des fleurs pour Algernon (1966)

Daniel Keyes - Des fleurs pour Algernon (1966)

Quatrième de couverture
Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l'intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l'assistance de la psychologue Alice Kinnian, d'appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d'esprit employé dans une boulangerie.C'est bientôt l'extraordinaire éveil de l'intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l'amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser.Mais un jour, les facultés supérieures d'Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d'un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l'état de bête...


Daniel Keyes est né à Brooklyn en 1927. Après ses études, il entra dans la marine marchande avant de devenir rédacteur d'une revue d'anticipation, puis professeur à l'université de l'Ohio. Son œuvre majeure, Des fleurs pour Algernon, a connu un immense succès et a été portée à l'écran par Ralph Nelson sous le titre Charly.

Un des romans de science-fiction les plus touchants et les plus bouleversants. C'est l'histoire de Charly, un jeune homme de 30 ans mais à l'âge mental de 6 ans qui cherche à tout prix à devenir intelligent. Il accepte donc d'être le premier cobaye humain d'une expérience ayant donné à une souris, Algernon, des facultés incroyables.  Le livre se présente sous la forme d'un journal que Charly commence quelques temps avant l'opération afin de voir les évolutions considérables entre l'instant où son écriture n'était qu'une suite de mots à peine lisibles jusqu'au moment de l'apothéose de son génie. Mais lorsque les facultés d'Algernon commencent à se transformer en une suite de mouvements et de réactions incontrôlés,  comme quelqu'un face à sa propre mort, Charly comprend qu'il ne lui reste que peu de temps avant de retomber dans son arriération.
Cette histoire de Keyes, qui fait preuve d'une très grande sensibilité,  a complètement supplanté le reste de son œuvre dont on ne connaissait aucune traduction jusqu'à ce que les éditions Calmann-Levy au travers leur collection Interstice, publient en 2007 Les mille et une vies de Billy Milligan (1981). On peut noter aussi l'adaptation télévisuelle très récente (2006) de David Delrieux qui est très réussie.
Voir aussi l'autobiographie de Daniel Keyes : Algernon, Charlie et moi


Commander au 0466741186  Daniel Keyes
Des fleurs pour Algernon (Flowers for Algernon)
(J'ai lu SF)

9782290032725

Prix obtenus : 1960 Hugo (pour la nouvelle initiale) 1966 Nebula

Mots-clés : animaux, souris, expérience, intelligence, invention, journal

Commenter cet article

Spooky 31/12/2011 12:01


Je confirme, c'est un classique intemporel qui laisse une trace très particulière chez ses lecteurs...

Herveline 02/01/2012 10:39



Et l'autobiographie de Keyes est passionnante. Tu devrais te laisser tenter.



Barbier 27/11/2008 22:23

merci. Je voudrais juste insister sur le style en très belle harmonie avec l'intelligence de Charly (comparable au début avec le parler monstre de "journal d'un monstre" de Richard Matheson).

Herveline 28/11/2008 12:54


Oui. Keyes nous fait partager l'évolution du personnage à la fois par l'histoire en tant que telle que par le journal intime rédigé par Charly dont le style s'enrichira au fur et à mesure de son
intelligence grandissante. Le support du journal intime est similaire à la nouvelle de Matheson. Mais l'approche de Keyes et bien plus réaliste puisqu'au
parler bancal il ajoute aussi la mauvaise orthographe du départ qui évoluera vers une maîtrise totale du parler, du style et de la grammaire alors que Dans journal d'un monstre, on peut
repprocher à Matheson d'avoir donné à l'enfant monstre une presque trop correcte expression et aucunes fautes d'orthographes à déplorer pour un gamin de huit ans
enfermé toute sa vie dans une cave. Néanmoins, l'intérêt de la nouvelle se situe ailleurs et reste un texte très fort.