Dimanche 16 novembre 2008
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Quatrième de couverture
En 1536, Charles Quint envahit la
Provence et se fait couronner roi d'Arles et de Provence. Pendant cinq mois, cinquante mille soudards vont piller et dévaster un pays abandonné par ses habitants. Mais l'Empereur n'emportera pas
son prodigieux butin : il le cache. En 1564, la guerre fait rage entre les catholiques et les réformés. Pour la reine Catherine de Médicis, retrouver le trésor de Charles Quint serait l'unique
moyen de sauver le pays de la ruine. Et seul le célèbre devin Nostradamus pourrait l'aider à en trouver la cachette. Mais celui-ci dispose-t-il réellement des pouvoirs surnaturels qu'on lui
accorde ? Et qui est ce lieutenant du viguier d'Aix, Yohan de Vernègues, auquel Nostradamus fait si souvent appel ?
Jean d'Aillon plante de sa fluide écriture un décor peu engageant de l'histoire de la Provence. La ville d'Aix y est pillée, violée, massacrée, subissant au travers des conflits
politiques et personnels, une guerre de religion qui ne semble pas prendre fin.
Les catholiques
mènent la vie dure aux nouveaux protestants et les gibets poussent dans toutes les villes. Dans cette folie meurtrière, d'Aillon fait naître son intrigue. D'abord fil conducteur d'une première
partie axée essentiellement sur la description historique de ces temps troublés, elle apparaît en avant scène dès lors que chaque personnage fictif ou réel (Charles Quint, Nostradamus, Catherine
de Médicis...) a bien pris sa place dans le contexte historique ou romanesque. C'est ensuite avec plaisir que l'on poursuit sa lecture abordant désormais un vrai roman d'aventure, rempli de
mystères, d'intrigues, d'action et de rebondissements.
Au centre de l'affaire, un tableau de Raphaël au dos duquel un quatrain écrit par le médecin et astrologue personnel de Charles Quint, permettrait de retrouver
le trésor que ce dernier avait du abandonner derrière lui, lors de sa retraite d'Aix quelques années plus tôt. Tableau qui attise les convoitises et provoque ainsi autour de sa quête toute cette
aventure au bon goût de roman de cape et d'épée. Et si Nostradamus revêt là le costume du sympathique figurant, que le roi brille par son absence reconnue dans l'Histoire,
Catherine de Médicis, elle, femme de fer, dans un gant de fer, reste le personnage emblématique de ces années d'hérésie religieuse.
Un livre qui nous tient en haleine jusqu'au bout.
Jean d'Aillon Nostradamus et le dragon de Raphaël (Labyrinthes)
Mots clés : Nostradamus, Provence, roman historique, tableau, XVIème
Par Soleil Vert - Herveline/Dom
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Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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