Anthony Burgess - L'orange mécanique (1962)

Publié le par Soleil Vert - Herveline

Burgess - L'orange mécanique (1962)Quatrième de couverture
Le décor inquiétant de cette fable anti-utopique, nous le connaissons bien : c'est celui de la banlieue concentrationnaire qui va recouvrir peu à peu la surface habitable de la planète. Une immense zone urbaine d'ennui, de désolation et de peur. Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la terreur. A la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, brûle, torture, et s'acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès.

Drainée par une violence incontournable, soutenue par l'humour et le langage décapant (nadsat) du héros et rythmée par la Neuvième Symphonie de Beethoven, L'orange mécanique de Burgess est une œuvre explosive et psychédélique. Redécouvrez l'originalité de la narration et le constat déplorable d'une société future (présente ?) où la violence n'a plus d'égal. Voir aussi la "cultissime" adaptation cinématographique de 1971 de Stanley Kubrick.

Commander/Réserver au 0466741186  Anthony Burgess

L'orange mécanique (A clockwork orange)
(Pavillons poche
)
9782221108499

Mots-clés : adapté au cinéma, anti-utopie, drogue, dystopie, gangs, langage, science-fiction, violence

Commenter cet article

Alice 30/12/2008 08:55

C'est un très bon roman. Mais je me demande pourquoi vous l'avez classé dans la catégorie SF. Pour moi c'est un classique standard, un peu futuriste certes, mais sans élément imaginé. C'est du réel le conditionnement, la violence, ... même au moment où ça a été écrit. C'est juste une dérive exagérée d'un processus déjà utilisé.

Librairie Soleil Vert 31/12/2008 10:21


Et bien ce livre a toujours été considéré comme une référence d'un sous-genre de SF qu'on appelle la dystopie (ou anti-utopie) et qui donne une
vision pessimiste d'un futur proche. Sans doute aujourd'hui, si la fiction est rattrapée par la réalité, la notion de dystopie est-elle portée par des exploitations possibles des nouvelles
technologies mais le totalitarisme reste le point commun de ses sociétés futures possible.  L'univers intemporel d'Orange mécanique ne l'empêche donc pas d'être une vision d'une
société totalitaire où l'extrême violence des uns n'a d'égal que les modes de traitements carcéraux et psychologiques des autres. De plus, à l'instar d'Orwell et de son "novolang",
Burgess réinvente aussi un langage, moins utilisé par la version cinématographique de Kubrick, mais qui dans le livre est le signe particulier d'une marginalité
rebelle et violente et qui, pour la bonne compréhension des lecteurs, nécessite un lexique en dernière page. Bref, ce livre s'inscrit dans la même lignée des 1984
d'Orwell, Meilleur des mondes de Huxley ou encore Nous autres de Zamiatine.

Pour en savoir plus : bibliographie "Dystopie" sur
erwelyn.com