Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 12:05


Anthelme Hauchecorne
écrit depuis plusieurs années. C'est un séjour prolongé à l'hôpital qui déclenche sa passion de l'écriture. Ses textes ont été depuis publiés dans de nombreuses revues et fanzines (Khimaira, Calepin Jaune, Eclats de Rêves, Traverses et parchemins...) Mais le parcours de l'écrivain qui veut se faire publier est rude et en dépit de cette difficulté et malgré un talent incontestable, il arrive enfin en force avec son premier roman La tour des illusions. Et d'autres projets se profilent pour le plaisir des lecteurs qui le soutiennent. Il a accepté de répondre nos questions sur ce parcours, son inspiration et évidemment sur ce premier roman fort d'imagination.

A noter qu'Anthelme Hauchecorne sera présent au Salon de l'Imaginaire organisé par la ville de Lunel (Hérault) les 28 et 29 novembre 2009. Il y dédicacera ses dernières nouvelles parues dans divers magazines et anthologies et présentera son prochain roman à paraître chez ? : Ames de verre.

Herveline Bonjour Anthelme, d'abord c'est un vrai plaisir de pouvoir échanger quelques propos avec toi ; premièrement par ce que ton premier roman est une réussite, ensuite par ce qu'en tant qu'auteur « débutant », c'est intéressant de connaître ton parcours au sein des méandres éditoriaux. Si tu veux bien, on évoquera un peu tout ça.
Mais pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi. Quel est ton parcours jusqu'à aujourd'hui ?
Anthelme J'ai un parcours atypique : petits boulots, vendeur en boutique de jeux de rôles (la Caverne du Gobelin à Nancy/coup de pub), chef de rayon, vendeur d'alarmes... Beaucoup de professions commerciales, très utiles pour créer des personnages menteurs et manipulateurs. J'ai été surveillant aussi, avant de réussir le concours d'enseignant en économie-gestion. Et l'année prochaine, j'enseignerai en BTS Tourisme au lycée Gaston Berger de Lille (re-coup de pub). Je dois me démener pour trouver le temps d'écrire, mais le plaisir naît dans la contrainte.

Herveline Il semble que c'est une immobilisation de deux mois à l'hôpital qui soit à l'origine de ton envie d'écrire. Comment aborde-t-on ce besoin : avec boulimie et désorganisation ou au contraire avec sérénité et maîtrise ?
Anthelme Puisqu'il faut faire un choix, je dirais sans hésiter... les quatre à la fois ! C'est agréable d'écrire par envie, mais il faut aussi savoir se faire violence par moment. C'est utile d'être organisé, mais des fois il faut avoir les c... le courage de remanier son scénario sur un coup de tête. Le besoin d'écrire, c'est un paradoxe perpétuel : besoin des autres et besoin d'être seul, besoin d'un cadre et besoin d'être libre, besoin de règles à enfreindre, besoin de genres littéraires bien définis (fantastique, fantasy, SF...) juste par sadisme, pour les foutre ensuite dans un grand pot et tout mélanger...

Courrières dans le Calepin Jaune n°10 Herveline Tu as commencé par publier des nouvelles. Avais-tu déjà des contacts dans le milieu éditorial ou t'es-tu lancé sans filet ?
Anthelme Sans filet, sans piston et sans coucher. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé ! Du coup j'ai dû me résigner à travailler, c'est malheureux. De là à dire que seul le travail paie, il ne faut pas se faire d'illusion. Il y a des passe-droits dans ce milieu et quand on n'en a pas, hé bien il ne reste que le droit de bien fermer sa gueule et de se donner une double dose de travail. Je ne ferai pas ici le couplet de l'écrivain méritant (aigri ?) qui s'en sort par lui-même. Si j'avais eu des pistons, probablement que je les aurais utilisés. J'ai dû faire sans, c'est tout. Quand le courant ne passe pas entre mon travail et le comité de lecture ou l'éditeur, je reprends mon paquet sous le bras et je continue à avancer.

Herveline En envoyant tes manuscrits, quels sentiments as-tu ressentis ? Comment se prépare-t-on à l'éventualité d'un refus ou de l'absence de réponse ?
Anthelme J'ai eu le sentiment d'avoir à nouveau dix ans et d'être à la veille de Noël. C'est une étape amusante de guetter chaque jour le passage du facteur, de scruter sa boîte mail avec le palpitant qui s'agite. Et le plus important : toujours embrayer aussitôt avec un autre projet, ne jamais rester à ne rien faire. Un éditeur me refuse ? Je passe au suivant sur la liste, et ainsi de suite. Sans oublier la règle d'or : une bonne surprise arrive quand on s'y attend le moins. J'écris avant tout des histoires qui me plaisent et, puisque je gagne ma vie autrement, cela me laisse de la liberté pour expérimenter, pour peaufiner. Selon moi, l'étape la plus stressante reste la création... Et la relecture/correction. Un travail de fourmi. Je déteste ça.

Supermarkt dans Khimaira Herveline Parle-nous un peu de ces différentes nouvelles que tu as publiées ?
Anthelme Un nombre édifiant pour commencer : sur 50 nouvelles à ce jour, seules 15 ont été publiées. Je ne parlerai même pas de mes premières tentatives, sauf si je devais publier un jour un bêtisier. Une erreur récurrente à mes débuts : vouloir mettre trop de choses, en gâchant mes effets. Les nouvelles qui m'ont marqué, voyons... Je suis passé par plusieurs genres : policier, fantastique, SF, fantasy, littérature blanche... Ainsi qu'une expérience peu concluante de l'horreur : que des refus ! C'est pourtant un genre que j'adore depuis ma plus tendre enfance, on y reviendra. Un dénominateur commun lie tout de même ces nouvelles : l'humour. Que ce soit les remarques acides du détective privé de Supermarkt, (nouvelle parue dans la revue Khimaira), ou le ridicule des situations de Dementia Populi ou de C.F.D.T. (parues dans le fanzine Éclats de Rêves / Sandrine Gaquerel), l'humour reste un ingrédient incontournable. « Tout est risible, même la mort. », disait Pierre Desproges, avant d'ajouter : « Surtout elle. » C'étaient ses mots, ou à peu près. Je profite qu'on parle de mes nouvelles pour saluer toutes celles et tous ceux qui m'ont publié à mes débuts : Menolly / Karim Berrouka / Michaël Fontayne (Parchemins et Traverses), Pierre Gévart (Géante Rouge), re-Menolly et Magali Duez (Griffe d'Encre), Estelle Valls de Gomis (Le Calepin Jaune), Marc Bailly (Phénix Mag & La Yozone), l'équipe de Traversées Oniriques et celle de Reflets d'Ombres. D'ailleurs des nouvelles sont encore à paraître : Nuage rouge, Trêves de comptoir, Le diable noir, Brumes...

Herveline Aujourd'hui ton premier roman rencontre de bonnes appréciations. Es-tu réceptif et à l'affût de ce qui se lit sur Internet ou ailleurs ?
Anthelme Bien sûr : je relève les noms, les adresses mail et comme les héros du film Jay et Bob contre-attaquent, je prépare de sanglantes représailles contre ceux qui en diraient du mal. Moyennant un ou deux homicides, j'ai la paix. Les critiques sont bonnes ? La preuve que le système fonctionne.

Herveline Comment te sont venues les idées qui ont aboutis à La tour des illusions ? As-tu été inspiré par quelques influences ?
Anthelme Ma principale influence fût... Le temps ! Je voulais l'écrire pendant les grandes vacances, mais le projet fut bouclé avec trois mois de retard. Dur de me souvenir de mes lectures à ce moment. Je découvrais Asimov, Herbert, Huxley et quelques autres classiques de la SF et du space opera (dont les Traquemort de Simon R. Green). Pourtant, je ne sens pas leur empreinte sur ce roman, dont la construction très simple me fait plutôt penser au théâtre. C'est vers cette période que j'ai commencé à lire les pièces de Shakespeare, dont Othello qui m'a marqué. Mais ne va pas chercher Shakespeare dans ce que j'écris, tu serais déçue. Mon influence principale reste peut-être les films des Monty Python, que je regardais en boucle les soirs pour me détendre. Une précision encore concernant ce roman : parce que je n'oublie pas les lecteurs de la première heure, je n'exclus pas de réutiliser des personnages dans des aventures futures, histoire de donner un côté « collector » à mes premières parutions. Je ne pense pas être ingrat. Les lecteurs fidèles trouveront leur compte. Durant tout l'été 2008 par exemple, je proposerai mon roman dédicacé accompagné d'une ancienne publication, dédicacée elle aussi. L'occasion pour certains de prendre le train en marche, et pour d'autres de compléter leur collection. L'offre sera bientôt en ligne sur mon Myspace : http://fr.myspace.com/ahauchecorne

Herveline Tu sautes facilement du réalisme social à la loufoquerie. Est-ce représentatif de ton caractère ou simplement d'un imaginaire tellement riche qu'il s'exprime, explose au gré de ton humeur ?
Anthelme C'est une manière d'être : je ne me prends pas au sérieux, et pourtant je suis un bourreau de travail. Chaque passage est écrit et réécrit, si bien que tôt ou tard l'envie me prend de déconner en y insérant de l'humour, soit au travers d'un personnage qui se lâche, soit en poussant une situation à son paroxysme.

Herveline Qu'ils soient mercenaires, médecins, SDF, ou millionnaire, les personnages que tu crées semblent sortir d'univers divers et variés. Et pourtant ils sont tous aussi attachants les uns que les autres malgré leurs déviance, leurs tares ou leur sentimentalité. Encore une prouesse à souligner, celle du mélange des genres. Comment ont-ils pris vie ?
Anthelme Je travaille à partir de fiches de personnage, habitude héritée du jeu de rôle, mais que l'on pratique aussi en BD. Je m'inspire de personnages de films et de séries : Snake Plissken (New York 1997), Han Solo, Dr. House, Gabriel Solis (Desperate Housewives)... Je choisis mes émissions et mes divertissements selon des critères particuliers. De bons dialogues, c'est essentiel. C'est pour cette même raison que je collectionne les films de Michel Audiard. Enfin, je m'inspire de mon entourage, qu'il s'agisse de ma copine, de mes amis, des collègues, d'un passager du métro dont je réinvente la vie... Parfois j'ai l'impression d'arpenter les rues de Lille en charognard.

Primal dans Phenix-Mag Herveline Tout le récit baigne dans une sorte de melting pot où thriller, fantastique, aventure et science-fiction font bon ménage. Dans ta nouvelle Primal, tu abordais la fantasy (aux frontières d'un monde moderne et bien réel). As-tu un genre de prédilection dans l'écriture ou la lecture ou au contraire tu aimes laisser vaquer ton imagination sans la brider ce qui donne certes un roman un peu inclassable mais pourtant d'une grande valeur inventive ?

Anthelme Mon premier amour fut l'horreur. Un souvenir : Vendredi 13 quand j'avais six ans, moi devant la télé profitant de la fatigue de mes parents. Ils n'étaient pas au bout de leur peine les pauvres, car suite à cela j'ai « égayé » leurs nuits avec mes cris pendant un temps. Mes premières idoles étaient des réalisateurs : Dario Argento, Mario Bava, George Romero, David Cronenberg... Oui, il y a eu des séquelles. Adolescent, j'ai eu ma période Lovecraft qui a duré un an. Puis j'ai eu ma traversée du désert -littéraire-, pendant mes études de droit et d'économie, avec quelques oasis tout de même : les premiers tomes du Trône de fer, les romans de Greg Stolze parus chez White Wolf... Ensuite, ça a été l'explosion. Pendant ma maladie, j'ai lu de tout avec avidité, du théâtre, du policier, de la littérature blanche : Houellebecq, Bobin, Gavalda, Granotier... À plus d'un titre, ce fut une renaissance. Au sortir de l'hôpital, j'avais eu une épiphanie, mais du genre à sentir le soufre et les bacchanales. Toutes ces influences se développent en pagaille dans ma tête, un chaos que je me contente de dégueuler, chaud et bouillonnant, sur les touches de mon clavier.

Parchemins & Traverses Herveline Quel conseil donnerais-tu à ceux qui comme toi ont trouvé la passion d'écrire et qui pour autant se heurte aux difficultés de se faire éditer ? Et que penses-tu de ces maisons qui proposent aux auteurs de payer l'édition de leurs œuvres sans pour autant avoir une bonne structure de diffusion et de distribution ?
Anthelme Des conseils ? Tout dépend de ce que l'on veut faire. Publier des nouvelles est un objectif réalisable. Il existe plein de fanzines (voir plus haut) qui cherchent des bénévoles pour rempli leurs pages. Un travail régulier et acharné, couplé à de bonnes lectures, devrait vous donner gain de cause. Notez que ça nécessite déjà un certain investissement personnel. Publier des nouvelles ET être payé pour ça, c'est déjà autre chose. Les magazines qui payent ne sont pas légion (Elegy, Lanfeust Mag...) et ne publient qu'une nouvelle par parution. Autant dire que la lutte est serrée. Les anthologies (Parchemins et Traverses, Griffe d'Encre...) sont accessibles, mais la rémunération est plus faible. Que reste-t-il ? Publier un recueil de nouvelles, ou un roman. Et là, bienvenue dans la jungle des éditeurs ! Commençons par les éditeurs à compte d'auteur (oui, les méchants qui font payer aux auteurs pour la publication de leurs œuvres), avec lesquels je ne travaille pas et pour cause ! Ces gens n'ont d'éditeurs que le nom : ils ne distribuent pas et ne font aucune promo. Autrement dit, ce qu'ils vous vendent, ce sont simplement leurs services d'imprimeur, en prétendant par-dessus le marché qu'ils ont aimé votre livre (que la plupart du temps ils n'ont pas lu. Quelle importance pour eux que l'œuvre soit bonne ? Ils ne prennent aucun risque. Quoiqu'il arrive, ils seront payés, tandis que la partie se jouera avec vos billes. Hé oui : à vous de refourguer votre stock de livres). Rappelons aussi qu'il existe des bourses d'aide aux auteurs (du Centre national du Livre), mais que la publication à compte d'auteur ne permet pas d'y accéder, tandis que l'édition à compte d'éditeur si ! L'édition à compte d'éditeur est donc la seule qui vaille la peine. Déjà parce que c'est l'éditeur qui paie l'impression, et quand l'éditeur paie, l'éditeur s'engage ! Il va se démener pour vendre. Deuxièmement, un éditeur n'investit que dans un roman qui, d'après lui, a ses chances. Si votre œuvre est retenue par un éditeur, c'est une vraie reconnaissance. À vous de vous renseigner sur la ligne éditoriale des différentes maisons, ou sur leurs collections. Mon éditeur par exemple, l'Atelier de Presse, présente plusieurs collections, dont l'Atelier du Futur spécialement dédiée à la Science-Fiction. Merci à Gilles Vidal et Jean Pierre Van Geirt.

Logique d'ensemble : dans Ouvre-toi (Griffe d'Encre) Herveline Au terme de cette première rencontre, que peut-on te souhaiter pour l'année en cours ? As-tu d'autres projets en cours ?
Anthelme Mon seul souhait pour cette année, concernant l'écriture, sera de terminer Âmes de verre, mon deuxième roman et de le soumettre à la rentrée à un éditeur. Ce sera l'aboutissement de plus d'un an de travail passionné, marqué par les influences d'œuvres commerciales, comme le Trône de fer ou Riverdream de George Martin, mais aussi d'auteurs plus controversés comme Ballard (Crash) ou Burroughs (le Festin nu), ou encore de deux incontournables français : Mathieu Gaborit (Agone, qu'on ne présente plus) et Jérôme Noirez (la trilogie Féerie pour les Ténèbres, Leçons du monde fluctuant). Le résultat sera une alchimie d'un autre genre, un récit mêlant humour, fantastique urbain contemporain, horreur et plein de petits ingrédients que je dois encore doser si je ne veux pas que le schmilblick me pète à la gueule. Boum !

Herveline Merci Anthelme d'avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions.

hauc130.jpg
hauc2130.jpg
hauch3130.jpg


Bibliographie (Mise à jour le 08/05/09)
Nouvelles
2005 Supermarket dans Détectives de l'étrange (Khimaira n°4)
2006 La ballade d'Abrahel dans Contes et légendes revisités (Parchemins et Traverses) extrait en ligne 
2006 Courrières (Le calepin Jaune n°10)
2006 Le jardin des peines (Traversée Oniriques)  en ligne
2006 Primal (Phénix Mag Hors-série n°1)  en ligne
2006 La revanche de la moisissure de l'espace (Géante Rouge n°2)
2007 C.F.D.T. dans Monstres & compagnie (Éclats de Rêves n°13)
2007 Dementia Populi dans Psychoses (Eclats de rêves n°11)
2007 Les deux visages de l'innocence (Reflets d'Ombres n°10)  en ligne
2007 Logique d'ensemble dans Ouvre-toi (Griffe d'Encre)
Romans
2008 La tour des illusions (Atelier de Presse)  Epuisé
A paraître
Roman : Âmes de verre  2009
Nouvelle : Nuage Rouge dans Explorations Infernales (Parchemins et Traverses)
Nouvelle : Le Diable Noir dans Cauchemars (Parchemins et Traverses)
Nouvelle : Trêves de comptoir  dans Super héros (Parchemins et Traverses)
Nouvelle : Des stars qui tapent sur le "system" dans Chant (Parchemins et Traverses)
Nouvelle : Brumes dans Assis au bord du monde (Éclats de Rêves)

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : INTERVIEWS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 10:49


Jean-Michel Calvez
est né en 1961 en Bretagne dans le Finistère. Ingénieur en constructions navales, il travaille actuellement dans le domaine de la prospective. Passionné de littérature et de science-fiction (avec sept romans publiés ou en cours de publication dans cette catégorie), il écrit aussi dans d'autres genres de l'imaginaire : polar, roman noir, aventures ou espionnage, fantastique, roman contemporain. Il a également publié une quarantaine de textes courts (fantastique, horreur ou SF), d'abord en revues ou fanzines, puis dans diverses anthologies françaises On le retrouve depuis quelques dans un e-fanzine bilingue Bewildering Stories puis, depuis 2007, dans des anthologies "papier". Bref, Jean-Michel Calvez a plusieurs cordes à son arc. En plus d'être persévérant, il a également beaucoup de talent. Voici donc en quelques questions/réponses, le parcours, les motivations, les coups de gueule d'un écrivain obstiné et passionné.
A noter que Jean-Michel Calvez sera présent au Salon de l'Imaginaire organisé par la ville de Lunel en les 28 et 29 novembre 2009. Il y dédicacera son prochain roman à paraître chez Interkeltia : Sphères et sa nouvelle La bonne aventure parue dans l'anthologie Identités, dirigée par Lucie Chenu, parue aux éditions Glyphe.

Herveline Bonjour Jean-Michel, avec Le miroir du temps, paru en mai de cette année, tu as sorti ton cinquième roman de science-fiction. Peux-tu nous en raconter un peu la genèse ?
Jean-Michel J'ai écrit ce roman il y a quelques années, mais il faut dix ans au mieux pour être publié. Il s'appuyait principalement sur un ou deux textes (par exemple Les plongeurs, un texte très court de 4000 signes non publié, écrit il y a longtemps, et qui est devenu le début du chapitre 7) que j'avais envie de réunir en un seul récit. Ce roman est un hommage explicite à la nouvelle car certaines de ces histoires (les chapitres impairs) ont un potentiel autonome, même en étant écrites sur mesure pour ce projet. La piste des Wasiri (publié en anthologie sous un autre titre) et Les plongeurs sont des textes que j'ai ré-exploités et soumis en lecture pour d'autres projets. Il est vrai que je désespérais de pouvoir publier un jour ce roman...d'un autre siècle... Le miroir du temps a un scénario atypique : univers et écritures très dissemblables entre les chapitres, complexité de l'argument temporel... et j'avais même commencé, faute de mieux, à en piller les quelques chapitres réutilisables pour d'autres écrits. A noter, en passant, que le titre initial de ce roman était Effets-miroirs, modifié suite à une suggestion de l'éditeur...

Herveline Ton récit s'oriente clairement vers un genre peu développé en France : la hard-science. Est-ce un simple exercice de style ou l'ingénieur qui est en toi rêvait de s'exprimer au delà de la simple anecdote scientifique ?
Jean-Michel Pour mettre en relation les diverses histoires indépendantes qu'il comporte, le cœur du roman (à savoir la théorie de la "vitesse du temps") appelait à une justification scientifique forcément complexe, devant mettre en concordance des incidents temporels en série, à chaque fois éclairés par les découvertes, les aléas ou les erreurs des protagonistes principaux. Il est vrai que ce type de SF sur fond scientifique qui attire assez peu les éditeurs en France, hélas, me plaît assez. J'ai écrit d'autres romans encore inédits du même genre. L'arène des géants en fait partie, mais celui-ci sort enfin, chez Interkeltia.

Herveline Dans ton roman précédent, STYx, l'aspect technique était plus diluée, voire absent.
Jean-Michel Oui, STYx est à cet égard un OVNI, car j'y ai délibérément laissé de côté toute tentative d'explication ou de langage scientifique pour exprimer d'autres sensations et sentiments ; en réalité, STYx correspondait à un autre besoin brûlant, encore inassouvi, celui de fustiger une société qui tourne de travers, inhumaine, d'où tout sentiment humain a disparu au profit exclusif du... profit ! Si la science a souvent la part du lion dans mes romans, ces derniers ont aussi la vocation de lancer un message en clair ou en filigrane : ce monde est mal foutu, et c'est de notre faute, l'homme n'a plus rien d'humain, il s'est vendu au diable et à l'argent, quitte à devenir lui-même plus cruel et insensible que l'animal.

Herveline Tu évoques la science de l'optronique. Est-ce une science déjà existante ou une invention de ta part ?
Jean-Michel Bizarrement, plusieurs lecteurs/chroniqueurs ont réagi sur ce mot. Je me suis laissé piéger par mon univers professionnel dans lequel ce mot, utilisé depuis de nombreuses années, est passé dans le langage courant. L'optronique est l'évolution actuelle de l'optique non seulement géométrique ou physique (les lentilles en verre, disons), mais aussi électronique (capteurs, informatique de traitement, etc.). Un appareil photo numérique est un sommet de l'optronique, même s'il semble banal aujourd'hui pour le grand public.

Herveline Un de tes personnages dit ne pas croire au paradoxe temporel. Qu'en est-il de toi ? Et crois-tu que le voyage dans le temps soit un jour envisageable ?
Jean-Michel Je ne peux prendre position, faute d'avancement suffisant de la science en ce domaine. A priori, je n'y crois pas, car cela briserait pas mal de certitudes ou de logiques fondamentales sur la flèche du temps et sur l'irréversibilité des événements du passé. Il n'empêche que c'est un levier scénaristique fabuleux, pour un auteur de SF ; à tel point que plusieurs de mes romans exploitent cet argument temporel : de manière assez secondaire dans Planète des vents, mon premier roman, dans La boucle d'Octobre paru en 2005, et dans Sphères, un autre roman qui devrait sortir en 2009.

Herveline Il y a trois espaces lieux/temps dans ton roman : le présent, le passé et une planète lointaine vers laquelle convergent ces deux notions. Visible du présent, elle nous renvoie à plusieurs années lumière dans le passé. La variable année/lumière est toujours très troublante. Serait-ce vraiment possible de « voir » la Terre de notre passé au travers d'une lentille artificielle ou naturelle ?
Jean-Michel Fondamentalement, tout ce que l'on voit est daté (ou "en retard", donc situé dans le passé) en fonction de la distance à laquelle on l'observe. Le soleil qu'on "voit" dans notre ciel n'est pas le soleil instantané, il (je veux dire son image visible) date de huit minutes-lumière environ ; et la lune d'une seconde. Comme une vidéo en différé, ces deux astres sont des images du passé, du fait de cette fameuse vitesse de la lumière, bien connue depuis Einstein et sa formule (formule dont très peu maîtrisent le sens). De même, observer l'espace jusqu'à ses limites les plus lointaines revient à voir l'origine des temps, le big-bang. Sans aller jusque là, ce roman prolonge ce principe d'une vision possible vers le passé jusqu'à une planète éloignée, bien plus lointaine que le soleil, planète dont une autre propriété physique est de bénéficier d'un effet-miroir. Cette situation idéalisée de "miroir" n'est pas du tout réaliste, bien entendu, mais c'était trop tentant notamment sur le plan symbolique, pour laisser passer l'opportunité de bâtir un scénario SF sur ce principe de "concordance géométrique".

Herveline Dans STYx, la société des lutins était déjà très fascinante. Ici tu nous plonges dans celle d'un peuple qui utilise la lumière comme transcendance de l'acte sexuel. Tu en dis assez pour que le plus imaginatif de tes lecteurs puisse esquisser ce monde inconnu. Mais malgré tout, on voudrait en savoir plus, indépendamment de la trame principale.
Jean-Michel Les jeux avec la lumière (assimilée à un élément liquide permettant d'y plonger) ne sont pas la seule particularité de cette civilisation souterraine ; il s'agit aussi d'une société à trois genres, trois sexes et non deux, dénommés « lutéale », « tectal » et «mental » ; les trois s'unissent lors de l'axe sexuel, le « plongeon ». S'y ajoutent des individus présumés neutres ou inactifs sur le plan sexuel, voire asexués, jouant dans cette société allégorique d'autres rôles plus fonctionnels : le shaman et Phaïs le solitaire, assimilable quant à lui à une sorte de serviteur ou d'eunuque du harem. Il s'agit d'une dissociation métaphorique à trois composantes de l'acte sexuel : la femme dédiée à la procréation, le mâle fort et protecteur (d'où le terme tectal) et un autre "type" de mâle, moins porté sur la puissance et la brutalité que la compréhension et la grâce, tel un être en miroir, complémentaire de l'homme viril ou brutal, un pendant masculin de la femme, en somme. Il apporte la jouissance, l'autre la force brute et le complément biologique indispensable à la procréation.

Herveline Est-ce que les lutins ou les plongeurs sont amenés à réapparaître (voire à se rencontrer ;-) dans une prochaine œuvre ? Leurs mondes sont tellement envoûtants !
Jean-Michel Les plongeurs réapparaissent dans une nouvelle que j'espère publier en 2009. Quant à un autre roman utilisant cet univers, cela me semble difficile pour le moment, vu mon inclination naturelle à explorer des modes et des mondes différents pour chaque projet. De plus, je ne suis pas très porté sur les romans à suites, ni pour en écrire, ni pour en lire, je préfère, en général, "tourner la page".

Herveline Si l'on ne peut pas vraiment parler de fantasy au regard de l'aspect « réaliste » et contemporain du récit, la description du peuple vivant sous le Toit flirte quand même avec ce style littéraire. Ton approche poétique, merveilleuse et spirituelle (et sensuelle) laisse penser que tu aurais pu tout autant développer un roman de fantasy en interaction avec des chapitres SF et non l'inverse comme présentement. Envisages-tu un jour d'écrire un roman de fantasy ?
Jean-Michel Tu as raison, mais ce mode d'écriture, comme cet univers, ne m'étaient pas très naturels. J'avoue ne pas être fan de fantasy, ni pour en lire, ni pour en écrire, comme pour les romans à suite dont je viens de parler, et il y a sans doute là un lien de cause à effet car la fantasy use et abuse trop souvent de ce principe. Cela dit - ça me revient ! - j'ai tout de même écrit (et publié) quelques textes de fantasy. Par exemple Alchemie (presque une novella), dans l'anthologie Science & sortilèges aux éditions NestiVeQnen, ou Water music, dans le numéro 1 d'Univers & chimères (en ligne).

Herveline Peu de chance d'avoir une suite de STYx, alors ? (snif)
Jean-Michel Si, j'ai malgré un projet de suite chronologique de STYx, dans laquelle (pour des raisons assez évidentes pour qui a lu STYx), les Lutins seront absents. Il s'agit simplement de la même planète que redécouvre une personne non informée des événements dramatiques intervenus précédemment. L'Ogre en revanche est toujours là, toujours calé sur sa même logique du profit. D'une façon quasi inévitable, certains schémas d'exploitation industrielle et sociale se reproduisent.

Herveline Que penses-tu des auteurs de littérature blanche qui publient de la SF en se décriant d'en écrire ?
Jean-Michel Au cours de mes recherches d'éditeurs, j'ai fait lire STYx à des éditeurs non-SF, parce qu'il m'a semblé que le discours du roman pouvait transcender la notion de genres littéraires. En vain, malgré son style très littéraire qui semblait un bon atout. En réalité, je crois que cette polémique provient avant tout du sectarisme des éditeurs de littérature blanche qui considèrent la science-fiction (donc les auteurs qui en écrivent ou en proviennent) comme un sous-genre sans intérêt. Si des auteurs jouent aussi à ce jeu et avancent masqués, j'imagine que c'est parce qu'ils y sont contraints par le "système", ils ne l'ont pas trouvé tout seuls.

Herveline Comment te positionnes-tu dans le monde des littératures de l'imaginaire ?
Jean-Michel Pour la classification (s'il en faut une ?) je dirais, en deux mots : plutôt SF pour le roman, et plutôt fantastique pour la nouvelle, je crois. Ce qui n'est qu'un constat sur le "déjà fait" en quinze ans d'écrits, statistique donc, mais nullement une orientation définitive ou irréversible puisque je n'ai ni "projet" ni "stratégie" de carrière ; ces mots - les trois - n'ont aucun sens, en imaginaire, vu les aléas de l'édition ; on navigue à vue.
Quant à moi, à contre-courant de sentiers trop balisés, je souhaiterais diversifier les étiquettes ou les briser, faire par exemple quelques incursions hors SF et hors Imaginaire (un rêve !) et publier, enfin, mes romans mainstream qui attendent depuis longtemps. Mais je suis conscient, que mes romans SF publiés ne comptent pour rien dans un CV "littéraire", pour ouvrir de nouvelles portes, et ne serait-ce que pour être remarqué par un éditeur mainstream. Pas même STYx, malgré l'universalité des thématiques qu'il aborde et son scénario atypique dans le paysage de la science-fiction, qui détonne et secoue un peu, je crois. C'est désespérant de voir que l'effort de renouvellement ou d'innovation laisse à ce point le lecteur indifférent, alors même que ça devrait être le principal atout, surtout en imaginaire bien sûr... mais pas seulement.

Herveline Aujourd'hui, tu publies Le miroir du temps chez un nouvel éditeur, @telier de Presse, qui offre deux supports possibles : version papier et version téléchargeable. Cela se fait de plus en plus (Eons, Lulu.com etc.) Selon toi quel est le support le plus privilégié par les lecteurs et as-tu un avis sur l'avenir du livre à l'heure même où le e-book revient après quelques années peu concluantes ?
Jean-Michel Je ne suis pas très représentatif des tendances. Peut-être suis-je de "l'ancienne génération". J'aime le livre, l'objet, le contact avec le papier et je n'aime pas lire à l'écran. J'ai le même avis pour le disque : l'objet a une signification, une "aura" qui attise le désir de collectionner. La génération actuelle navigue dans l'immatériel et le jetable (cela dit, je crois que jeter est, stricto sensu ou presque, l'inverse du téléchargement, non ?). Je suis donc assez perplexe : le livre "papier" semble n'être plus un produit d'avenir ; peut-être qu' écrire un roman est, du coup, devenu aussi un combat d'arrière-garde, un acte dépassé car il ne parvient plus à convaincre le public ou à le détourner de ses chers écrans. Les gens ne "lisent" désormais que des images, comme si un texte n'était plus assez sexy pour eux ; à moins qu'il n'exige de leur part trop d'efforts, y compris de leur propre imagination défaillante, devenue paresseuse, parce que trop nourrie de virtualité. Tout étant offert sous cette forme, en couleurs et en 3D, il faut croire que l'on ne sait plus transcrire un "simple" texte écrit en sensations et en émotions.

Herveline Pour te connaître un peu mieux, quels sont les auteurs, livres, films (peintures, BD etc) qui t'influencent, qui t'ouvrent des portes vers l'imaginaire ?
Jean-Michel Elles sont diverses mais surtout j'affectionne les textes bien écrits. Parfois en science-fiction, je regrette que la qualité du style et l'ambition littéraire soient considérées comme secondaires par certains auteurs ou éditeurs, de la même façon que pour le polar où doit prévaloir l'intrigue. Dan Simmons, par exemple, est un modèle pour moi, avec aussi Greg Egan et l'ensemble des auteurs aimant avant tout la belle écriture. Mais la musique est aussi vitale pour moi ; c'est un univers qui accompagne mon écriture en me plaçant dans une ambiance propice. Ambient, dark-ambient, drone, field recording me semblent les musiques les plus proches de la science-fiction par leur contenu, leur mode de création et leur spectre harmonique. Dans les années 70, j'étais fasciné par la musique planante électronique de groupes tels que Tangerine Dream aux œuvres développées et complexes. Et la musique ambient en est une prolongation naturelle avec des moyens techniques plus puissants (sampling), permettant d'imiter ou de créer n'importe quel son pour générer des ambiances totalement irréelles. La BD, elle, me laisse plutôt indifférent de façon générale. Je n'ai pas d'explication logique à offrir, ni d'excuse - parce que c'est trop cher, trop vite lu, difficile à emporter (j'aime lire dans le train) ? Je suis du reste sensible à la peinture. Je suis fasciné par l'œuvre de Dali ; en revanche, l'absence de logique apparente de ses œuvres a du mal à m'inspirer pour mes projets car, même en fantastique, j'écris de manière inductive/déductive. Je ne pourrais écrire des scénarios "déjantés", j'écris comme on construit, en déroulant un canevas, une logique interne quasiment mathématique, sans faille (du point de vue de l'auteur !).

Herveline Est-ce pour toi plus aisé d'écrire des nouvelles que des romans ou l'inverse ?
Jean-Michel La difficulté se pose en termes d'obstacle à franchir pour clore un texte, car le dernier quart d'un roman est toujours le cap le plus délicat. J'ai eu dans mes travaux quelques bonnes idées qui ont "mal fini" ou capoté, parce que je ne parvenais pas à trouver une "bonne" fin. J'ai un roman qui attend sa fin depuis douze ans ; d'autres un peu moins, mais le temps passe, et toujours pas d'étincelle ni de déclic crucial. Des nouvelles aussi, écrites à 80% environ et qui résistent encore à quelques paragraphes du point final.

Herveline Parmi tes œuvres, romans ou nouvelles, laquelle t'a demandé le plus d'énergie ?
Jean-Michel Si l'on parle d'énergie, le roman pose un problème tenant moins à la difficulté d'écrire qu'à la motivation à investir sur la longue durée, à écrire des œuvres non sollicitées, qui ont de fortes chances de rester inédites. Depuis plus de quinze ans, écrire, puis faire publier est un combat de tous les instants, avec des hauts et beaucoup de bas. Hormis STYx, que je tenais absolument à voir publier, certains de mes meilleurs textes sont encore inédits ; et je crois que certains le resteront, vu la conjoncture.
Face à la barrière quasi insurmontable de la publication, la nouvelle est simplement un risque moindre de "gamelles" avec moins de regrets, lorsque ça a été écrit pour rien. J'ai environ 200 nouvelles, j'en sors quelques-unes du tiroir lorsqu'un appel thématique y correspond, mais le pourcentage de pertes est énorme. J'ai "bloqué" environ trente textes de SF ou fantastique sur une thématique unique pour un projet de recueil depuis presque dix ans, en vain jusqu'à présent, et j'ai l'impression qu'il n'y a plus d'éditeurs pour ça, que l'on ne veut plus prendre le risque de l'originalité, sans sortir d'abord sa calculette et commencer par faire une étude de marché. Or si le livre n'a plus d'avenir, si c'est vraiment ça qui nous attend à terme, textes, romans et nouvelles sont morts.

Herveline Quels sont tes prochains projets que nous pourrions encourager au terme de cette agréable rencontre ?
Jean-Michel Deux romans de SF chez Interkeltia, un nouvel éditeur de SF mais pas seulement (Interkeltia a d'autres cordes à son arc). Un projet de mini-recueil de fantastique pour la fin 2008 chez ActuSF. Une ou deux (trois... ?) nouvelles d'imaginaire seront publiées en 2009, si tout va bien. Pour le reste, rien n'est vraiment certain à ce jour.
J'ai traduit ou écrit directement quelques textes en anglais pour des anthologies américaines, afin de briser un peu la routine, y ajouter une difficulté (un défi ?) et changer d'univers. Pour l'heure, ça m'a permis d'être publié trois fois en ligne sur un site américain (Bewildering stories), et deux fois en anthologies thématiques "papier". Mais l'exercice est ardu car mon niveau d'anglais n'est guère plus que scolaire, donc un niveau qui, en théorie, ne me permet pas de rivaliser sur le terrain de la langue avec de vrais auteurs anglo-saxons. Sauf, comme me l'écrivait récemment mon éditeur américain, commentant un appel à textes pour lequel je concours en anonyme et sans indulgence particulière, si le jury qui le secondera dans sa tâche de sélection cherche avant tout de "bonnes histoires", pour lesquelles la perfection formelle de la langue de Chèque-spire est une donnée qui reste révisable à posteriori.

Herveline Que peux-tu dire, pour finir, de La Voie Rubis, ton tout dernier roman sorti, chez l'Atelier du futur?
Jean-Michel Ce roman a attendu son tour (donc mûri, en reformulant de façon positive). J'avoue l'avoir destiné avant tout au Fleuve Noir qui, à cette époque, était encore dans sa configuration originelle : livres de poche, plusieurs collections, etc. De ce fait, La Voie Rubis est bien moins ambitieux que STYx, moins complexe et foisonnant aussi, sans mises en cause ni questionnements sociétaux ou métaphysique. C'est avant tout un roman de SF "classique" d'un abord plus aisé, qui privilégie l'action et l'aventure. En revanche, son décor est intéressant car très réaliste, et conforme à la réalité puisqu'il s'agit de Jupiter et de ses lunes (cette planète en a bien plus que notre Terre, elle est "polygame", si l'on peut le dire ainsi !). Quoi qu'il en soit, je crois qu'il ne faut pas chercher à comparer ce roman à STYx, ni au Miroir du temps, car il entre dans une autre catégorie de SF et, peut-être aussi, de lectorat ? Au lecteur d'en décider.

                                             Interview réalisée en décembre 2007 par Herveline


Bibliographie (mise à jour au 04/05/09)
Romans
1996 - Planète des vents Fleuve noir
1997 - Huis clones Fleuve Noir
2006 - La boucle d'octobre Rivière Blanche
2006 - Panique au Quartier Lointain (roman policier)
2007 - STYx Glyphe
2008 - Le miroir du temps @telier de presse
2008 - La Voie Rubis @telier de press
2008 - L'Arène des Géants Interkeltia
2008 - Manières noires Actu SF (Reccueil)
Nouvelles
1994 - Ouvre-moi ta porte Styx-miniature n° 19
1995 - La mission perdue La geste n° 9
1995 - Le voyageur La geste n° 10
1999 - Le scarabée dans Jour de l'an 2000 (Nestiveqnen)
2000 - Les défouisseurs dans De minuit à minuit (Fleuve noir)
2000 - L'éternel été, ou le songe dans la clairière et La galerie des miroirs dans Ténèbres 2000 (Naturellement)
2000 - L'horloge et le jeune homme Ténèbres n° 9
2000 - Triple bulle dans Jour de l'an 3000 (Nestiveqnen)
2001 - Cinémomie dans Momies (Emblèmes n° 3, Oxymore)
2001 - No man's hand dans Douces ou cruelles ? (Fleuve noir)
2001 - Souffrir c'est mourir un peu dans Magie & sorcellerie / Les vagabonds du rêve n° 3 (Oxalis)
2001 - La tapisserie de Pénélope dans Territoires de l'angoisse (CyLibris)
2002 - Alchémie dans Science et sortilèges (Nestiveqnen)
2002 - Enchères dans Pouvoirs critiques (Nestiveqnen)
2003 - Analogies dans Rock Stars (Nestiveqnen)
2003 - TransSelvaExpress dans La route (Emblèmes n° 9, Oxymore)
2004 - Afterland dans Il était une étoile et demie à ma montre (Publications d'Onire) en ligne
2004 - Water music dans Imaginaire et musique / Univers & chimères n°1 en ligne
2005 - Allégeance dans Tatouages (Belles Lettres)
2005 - Coup de foudre dans La passion / Univers & chimères n° 2 en ligne
2005 - Les Îles de la tentation dans Moissons futures (la Découverte)
2006 - Delirium session dans Fantômes de Jazz (Belles Lettres)
2007 - A quatre mains dans (Pro)Créations (Glyphe)
2007 - Poème pour Emma dans Bewildering stories (USA, en français+anglais) en ligne
2007 - Un jour de neige dans Bewildering stories (USA, en français+anglais) en ligne
2007 - Dernier souffle dans Parfums mortels (Malpertuis)
2007 - Liquid Moon dans HPL 2007 (Malpertuis)
2007 - Sang d'encre Galaxies n°42 
2007 - anthologie Ruins (Hadley Rille Books, USA)
2008 - anthologie Secrets de famille (Malpertuis)
2008 - anthologie Desolate places (Hadley Rille Books, USA)
2009 - La bonne aventure dans Identités (Glyphe)
A paraître
Roman : Sphères, parution prévue chez Interkeltia en octobre 2009
Nouvelle : Initiation dans Passage (Les 400 coups)  2009
Nouvelle : dans le reccueil Flammagories (Argemmios)  2009
Nouvelle : dans Contes de ville et de fusées (Ad Astra)  2009

Par Herveline - Publié dans : INTERVIEWS
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 07:59

Bonjour à tous. Et oui, la librairie ouvre aujourd'hui.
J'aimerais vous dire que vous allez y trouver tout votre bonheur... et pourtant, ce ne sera qu'une ouverture symbolique. En effet, le froid et la neige qui se sont abattus ces derniers jours sur la France ont perturbé les livraisons. Aussi, même aujourd'hui, alors que la neige ne tombe plus, il n'est pas certain que nous recevions quoi que ce soit en raison des routes verglassées.
A défaut donc de vous envoyer une belle photo de rayonnages pleins à craquer, je préfère vous livrer deux photos d'un Calvisson enneigé.

Et si vous passez par là, vous trouverez quand même quelques ouvrages d'occasions et une libraire entièrement disponible à la causette et qui n'hésitera pas à noter vos desirata si, en attendant les livraisons de la semaine prochaine, vous voulez qu'elle vous mette de côté quelques ouvrages attendus.




Un bon petit feu de cheminée, ça vous réchauffera bien !

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : EVENEMENTS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 06:51


Nouvelles

A
Jean-Pierre Andrevon - 1971 Dans les Mines de Mars

Jean-Pierre Andrevon - 1971 Le Caillou de Mars

Isaac Asimov - 1941 Hérédité (Heredity)

Isaac Asimov - 1941 Une Page d'Histoire (History)

Isaac Asimov - 1952  La Voie Martienne (The Martian Way)

Isaac Asimov - 1953  Everest (Everest)

Isaac Asimov - 1957 A Port-Mars sans Hilda (I'm in Marsport Without Hilda)

Isaac Asimov - 1977 L'Elément qui Manque (The Missing Item)

Isaac Asimov - 1990 Dans le Canyon (In the Canyon)

Isaac Asimov - 1995 Chant de Guerre (Battle Hymn)

J.H. Aubry - 1906 Les Marsiens

B
Ugo Bellagamba - 2005 Quand il y aura des Pommiers sur Mars

Claire & Robert Belmas - 2005 Chronique Terrienne

Tristan  Bernard - 1897 Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien nous dire ?

James Blish - 1965 Pas de Quoi Rire sur Mars (No Jokes on Mars)

Robert Bloch - 1945 Un Aller Simple pour Mars (One Way to Mars)

Robert  Bloch - 1948 Mars ou Crève

Robert  Bloch - 1950  La Fille de mars (Girl from Mars)

Leigh Brackett - 1948 Bestiaire Martien

Ray  Bradbury - 1950 Les Chroniques Martiennes (The Martian Chronicles)

Ray  Bradbury - 1950 Le Flacon Bleu (The Blue Bottle/Death Wish)

Ray  Bradbury - 1951 L'Homme de l'Espace (The Rocket Man)

Ray  Bradbury - 1951 Comme on se Retrouve (The Other Foot)

Ray  Bradbury - 1967 A La Recherche de la Cité Perdue (The Lost City of Mars)

Fredric Brown - 1950 Le Dernier Martien (The Last Martian)

Fredric Brown - 1950 Flotte de Vengeance (Vengeance Fleet)

Fredric Brown - 1952 Moi, Flapjack et les Martiens (Me and Flapjack and the Martians)

Fredric Brown - 1954? La vie sexuelle sur Mars (Sex life on the planet Mars)

Fredric Brown - 1954 Mars aux Martiens / Entrée Interdite (Keep Out)

C
Jean-Baptiste Capdeboscq - 2001 Pêche à la Mouche

Carioca - 1977 En Avant Mars !

Francis Carsac - 1958 L'Homme qui Parlait aux Martiens

Francis Carsac - 1959 La Revanche des Martiens

Joël Champetier - 1990 Survie sur Mars

Arthur C. Clarke - 1960 Question de Temps (Crime on Mars)

Arthur C. Clarke - 1970 Passage de la Terre (Transit of Earth)

Alfred Coppel - 1954 Mars est à Nous (Mars is ours)

Michel Corday - 1905 Les Signaux de Mars

Philippe Curval  - 1959 Une Arrivée en Fanfare

D
Jack Dann, G. Dozois & Michael Swanwick - 1985 Les Dieux de Mars (The Gods of Mars)

Wilfrid De Fonvielle - 1901 A la Surface de Mars

Roger Dee - 1954  Le Robinson de l'Espace (Man Friday)

Philip K. Dick - 1953  Des Nuées de Martiens (Martians come in Clouds)

Philip K. Dick - 1954 La Crypte de Cristal (The Crystal Crypt)

Philip K. Dick - 1954 Mission d'Exploration (Survey Team)

Philip K. Dick - 1959 Le Retour des Explorateurs (Explorers We)

Philip K. Dick - 1963 Au Temps de Poupée Pat (The Days of Perky Pat

Philip K. Dick - 1964 Qui perd gagne/Jeu de Malchance (A Game of Unchance)

Philip K. Dick - 1964 Précieuse Relique/un Précieux Artéfact (Precious Artifact)

Philip K. Dick - 1966 De Mémoire d'Homme/Souvenirs à Vendre (We can Remember it for you Wholesale

G. Dozois, Jack Dann  & Michael Swanwick - 1985 Les Dieux de Mars (The Gods of Mars)

E
Valerio Evangelisti - 2003 Angry Red Planet

F
Howard Fast - 1960 Caton le martien (Cato the Martian)

Jean-Pierre Fontana - 1994 La martienne

G
Raymond Z. Gallun - 1934  Le Vieux Fidèle (Old Faithful)

Jean-Jacques Girardot - 2003 Les Chants de Mars

Kathleen Ann Goonan - 1996 Longueurs d'Avance (Advence Notice)

Christian Grenier - 1997 Un Martien nommé Viking

H
Edmond Hamilton - 1933 Comment est-ce là-haut ? (What's it like out There ?)

Johan Héliot - 2001 Des Clous dans les Yeux de la Nuit

Frank Herbert - 1966 Les Primitifs (The Primitives)

K
Alexandre Kazantzev - 1958 Le Martien

Damon Knight - 1952 Attrapez ce Martien (Catch that Martian)

L
Olga  Larionova - 1967 Divorce à la Martienne (Razvod po-marsianski)

Tanith Lee - 1980 Sabella ou la pierre de sang (Sabella or the blood stone)

Pascal Lefloc'h - 2000 Le monde selon Grag

Fritz Leiber - 1952 Les Tranchées de Mars (The Foxholes of Mars)

Fritz Leiber - 1957 Qu'est-ce qu'il fabrique donc là-dedans ? (What's he doing Here ?)

Fritz Leiber - 1964  Les Vents de Mars (When the Change-winds Blow)

Emmanuel Levilain-Clément - 1997 Le Gaucho de Mars

Jean-Marc Ligny  - 1996 Le Labyrinthe de la Nuit

M
Richard Matheson - 1952 Avis à la population (Letter to the Editor/Advance Notice)

Guy de Maupassant -  L'homme de Mars

Ian McDonald - 1996 Frooks (Frooks)

J.T. McIntosh - 1953 Une chance sur Trois (One in Three Hundred)

J.T. McIntosh - 1954 Une chance sur Mille (One in a Thousand)

J.T. McIntosh - 1954  Brebis galeuse (One Too Many)

Sylvie Miller - 2003  L'ombre

Walter M. Miller - 1953  Crucifixus etiam

Mickael Moorcock - 2003 La sorcière égarée de la Citadelle Silencieuse  Hommage à Leigh Brackett (Lost Sorceress of the Silent Citadel)

N
Jean-Jacques Nguyen - 1998 Les visages de Mars

François de Nion  - 1909 La dépêche de Mars

Larry Niven - 1966 L'œil de la pieuvre (Eyes of an octopus) - Comment meurent les héros (How the heroes die) - Au fond du trou (At the Bottom of a Hole)

O
Patrick O'Leary - 2002 Moi après le caillou (The me after be rock)

Chad Oliver - 1953  Le conseiller technique (Technical advisor)

P
Frederic Pohl - 1975 Le lendemain où les martiens sont arrivés (The day after the martians came)

R
Kevin H. Ramsey (pseudo Francis Valery) - 1991 La nuit, tous les martiens sont verts

Maurice Renard - 1939  Sur la planète Mars

Alistair Reynolds - 2000  La grande muraille de Mars (Great wall of Mars)

Mack Reynolds - 1968 ? Le plouc et les martiens (The martians and the coys)

Kim Stanley Robinson - 1994 Une enfance martienne (A martian childhood)

Frank Roger - 1999 Ciel rouge, sable rouge

Eric Franck Russell - 1950 Cher démon (Dear Devil)

S
Nat Schachner - 1940 Froid (Cold)

Guy Scovel (pseudo Jean-Pierre Fontana) - 1972  Le martien

Marc Seasseau - 1999 Mars Brothers

Charles Sheffield - 1978 Le Deimos malade de la peste (The Deimos Plague)

Pierre-Alexandre Sicart - 2000  Comment j'ai sauvé la terre des martiens

Robert Silverberg -1996 Carnet d'Henry James -Récit de l'invasion martienne (The Martian Invasion - Journals of Henry James)

Clifford Donald Simak - 1957 Copie carbone (Carbon Copy)

Clark Ashton Smith - 1931 La Semence de Mars (Seedling of Mars/The Planet Entity)

Cordwainer Smith - 1958  Science occidentale quelle merveille ! (Western Science is so Wonderful)

Evelyn E. Smith - 1957 L'exilée de Mars (Outcast of Mars)

Allen Steele - 1988  Mars Hôtel (Live from Mars Hotel)

Bruce Sterling - 1984 Jardins artificiels/Jardins engloutis (Sunken Gardens)

Jacques Sternberg - 1954  Un beau dimanche de printemps

Jacques Sternberg - 1958 Vos passeports, Messieurs

Michael Swanwick, G. Dozois & Jack Dann - 1985 Les Dieux de Mars (The Gods of Mars)

T
William Temple - 1949 Une date à retenir (A date to remember)

Igor Tikomiroff - 1971 Canaux martiens

Charles Torquet - 1906 L'appel d'un autre monde

Jean-Louis Trudel - 2000 Les sculpteurs de Mars

V
Alfred Elton Van Vogt - 1939  Le premier martien (The First Martian)

Alfred Elton Van Vogt - 1950  Le village enchanté (The Enchanted Village)

John Varley - 1977 Dans le palais des rois martiens (In the Hall of the Martian Kings)

W
Stanley G Weinbaum - 1934
 L'odyssée martienne (A Martian Odyssey)

Andrew Weiner - 1983 Envahisseurs ! (Invaders)

Herbert Georges Wells - 1897 L'œuf de cristal (The Cristal Egg)

Kate Wilhelm - 1978 Mrs Bagley va sur Mars (Mrs Bagley goes to Mars)

John Wyndham - 1949 Le temps du repos (Time to Rest)

John Wyndham - 1952  Survie (Survival)

John Wyndham - 1952 Stupides martiens (Dumb Martian)

 

Romans

 

A
Brian Aldiss - 1999 Mars Blanche

Isaac Asimov (Paul French) - 1952 Les Poisons de Mars / Sur la Planète Rouge (David Starr, Space Ranger)

B
Pierre Barbet - 1987 Objectif : Mars 2005

Stephen Baxter - 1996  Voyage

Greg Bear - 1993  L'envol de Mars (Moving Mars)

Claire & Robert Belmas - 2002  Mars Heretica

John Beynon (John Wyndham) - 1935 Passagère clandestine pour Mars (Stoneaway to Mars)

Terry Bisson - 1990 Voyage vers la planète rouge (Voyage to the Red Planet)

Ben Bova - 1992  Mars (Mars)

Ben Bova - 1999 Retour sur Mars

Leigh Brackett - 1953 Cycle Le livre de Mars

Leigh Brackett - 1963 Le Alpha ou la mort (Alpha Centauri or die)

Leigh Brackett - 1967 Les terriens arrivent (The Coming of the Terrans)

Fredric Brown - 1954  Martiens Go Home !

Algis Budrys - 1967  L'épine de fer (The Iron Thorn)

Edgar Rice Burroughs - 1917-1931 Le cycle de Mars

C
Francis Carsac - 1944 Sur un monde stérile

Raymond Clarinard & Mikaël Ollivier  - 1997 L'ombre de Mars

Raymond Clarinard - 1998 La cité sans mémoire

Darlton Clark  & Karl-Herbert Scheer - 1980 Intendance martienne : Alpha VI

Arthur C. Clarke - 1951 Les sables de Mars (The Sands of Mars)

Arthur C. Clarke - 1955 Lumière cendrée (Earthlight)

D
Lester Del Rey - 1962 Le onzième commandement (The Eleventh Commandment)

Philip K. Dick - 1964 Glissements de temps sur Mars (Martian Time-Slip)

Philip K. Dick - 1965 Le Dieu venu du Centaure (The three Stigmata of Palmer Eldriych)

Thierry  Di Rollo - 1999 Archeur

George Du Maurier - 1896  La martienne (The Martian)

E
Andreas Eschbach - 2004-2006  Le projet Mars

F
Philip José Farmer - 1979 Un martien nommé Jésus (Jesus on Mars)

Camille Flammarion - 1889  Uranie

Oscar J. Friend - 1949 Un martien sur la Terre (The Kid from Mars)

G
Gilbert Gallerne - 1998  Petit homme vert

Arnould Galopin - 1905 Le Dr Omega, aventures fantastiques de trois français dans la planète Mars

Henri  Gayar  (pseudo Cyrius) - 1908 Les aventures merveilleuses de Serge Myrandhal

Henri  Gayar  (pseudo Cyrius) - 1927 Les robinsons de la planète Mars

Hugo Gernsback - 1911 Ralph 124C41+ (ST46 bis)

Henry de Graffigny  & Georges Le Faure - 1889  Le Soleil et les petites planètes

Colin Greenland - 1990 Le pays de Cocagne (Take Back Plenty)

Percy Greg - 1880 Across the Zodiac

Jimmy Guieu - 1954  Nous les martiens

Jean-Pierre Guillet - 2003 La cage de Londres

H
Robert Heinlein - 1956 Double étoile (Double star)

Robert Heinlein - 1961 En terre étrangère

Robert Heinlein - 1963 Podkayne, fille de Mars (Podkayne of Mars)

J
Captain W.E. Johns - 1955 Retour sur Mars (Return to Mars)

K
Gérard Klein - 1960 Le rêve des forêts - La saga d'Agyre Tome 1

Cyril M. Kornbluth & Judith Merril - 1952 L'Enfant de Mars (Outpost Mars)

R. Kulavik - 1947-1948 Terre contre Mars, la bataille des hommes de fer

L
Jean  De La Hire - 1911 Le mystère des XV

Marcel Laurian - 1912 L'étrange aventure de Mr Narcisse Barbidon

Georges Le Faure  & Henry de Graffigny  - 1889  Le Soleil et les petites planètes

Gustave Le Rouge - 1908 Le prisonnier de la planète Mars

Gustave Le Rouge - 1909 La guerre des vampires

C.S. Lewis - 1938 Le silence de la Terre (Out of the Silent Planet)

Maurice Limat - 1936  Les fiancés de la planète Mars

Maurice Limat - 1986  Et la pluie tomba sur Mars

Jacques Loria - 1935 La visite des Martiens

M
Paul J. McAuley - 1993 Sable rouge (Red Dust)

Paul J. McAuley - 2001 Une invasion martienne (The secret of life)

Ian McDonald - 1988 Desolation Road

Judith Merril & Cyril M. Kornbluth  - 1952 L'enfant de Mars (Outpost Mars)

Michael Moorcock - 1965 Le Cycle du guerrier de Mars : La cité de la bête (The city of the beast)

Michael Moorcock - 1968-1969 Le Cycle du guerrier de Mars : T2 & 3

L'Abbé Th. Moreux - 1911 Le miroir sombre : les reportages sensationnels de Julius Snow : l'énigme martienne

Georges Murcie - 1972 Les grottes de Phobos

N
Franz Ludwig Neher - 1955 Mars aller-retour (Menschen zwischen den Planeten)

O
Mikaël Ollivier & Raymond Clarinard  - 1997 L'ombre de Mars

P
Edgar Pangborn - 1954 Un miroir pour les observateurs (A Mirror for Observers)

Henrique de Parville - 1865 Un habitant de la planète Mars

Christopher Pike - 1992 La saison du passage (The Season of Passage)

Frederic Pohl - 1976 Homme-plus (Man Plus)

Gustavus W.  Pope - 1894 Journey to Mars

Christopher  Priest - 1976 La machine à explorer l'espace

Lucien Prioly - 1954 Alerte aux martiens

R
Peter Randa - 1967 Les ides de Mars

Kim Stanley Robinson - 1993  Mars la rouge

Kim Stanley Robinson - 1995 Mars la verte

Kim Stanley Robinson - 1997 Mars la bleue

Kim Stanley Robinson - 2000 Les Martiens

J. Carey Rockwell - 1952  En panne sur Mars (Stand By For Mars)

Joseph-Henri Rosny-Aîné - 1925 Les navigateurs de l'infini

Marie-Anne de Roumier-Robert - 1787 Les voyages de Milord Céton dans les sept planète ou le nouveau mentor

S
Karl-Herbert Scheer &  Darlton Clark - 1980 Intendance martienne : Alpha VI

Karl-Herbert Scheer - 1982 Arbitrage martien (Robotnarkose Newton)

Jacques Spitz - 1943 Les signaux du Soleil

Olaf William Stapledon - 1930 Les derniers et les premiers (Las and First Men)

Vargo Statten - 1951 Le Martien Vengeur (The Avenging Martian)

Arkady & Boris Strougatski - 1967 La seconde invasion des martiens (Vtoroe Nachestvie Marsian)

T
Alexei Tolstoï - 1922 Aelita ou le déclin de Mars

Frederick Turner - 1978 Mars aux ombres sœurs (A Double Shadow)

V
Théo Varlet - 1921-1922 L'épopée martienne

Pierre Versins - 1955 En avant, Mars !

Joan D. Vinge - 1978 Le vaisseau flamme (Fireship)

W
Roland C. Wagner - 2001 L.G.M.

Ian Watson - 1977 L'Inca de Mars (The Martian Inca)

Andrew Weiner - 2000 En approchant de la fin

Orson Welles - 1938 La guerre des mondes

Herbert Georges Wells - 1897 La guerre des mondes (War of Worls)

Herbert Georges Wells - 1937 Enfants des étoiles

Donald Allen Wollheim - 1955 Les mystères des lunes de Mars (The Secret of the martian Moon)

Z
Robert Zubrin - 2001  On a marché sur Mars (First Landing)

Jeunesse

 

C
Joanna Cole - 2005 Le Bus Magique : Objectif Mars

Fabrice Colin - 2002 Projet oXatan

G
Christian  Grenier -1996 Un martien nommé Viking

H
Robert Heinlein - 1949 La planète rouge ( Red planet)


L

Christophe Lambert - 2001 Le souffle de Mars

M
Ellen Mac Gregor - 1971 Miss Pickerell va dans la planète Mars

Patrick Moore - 1955 Destination Mars (Mission to Mars)

R
Eric Franck Russell - 1950 Cher démon (Dear devil)

S
R.L. Stine - 1993 L'attaque des œufs de Mars (Egg monsters from Mars)

 

Essais & documentaires

 

B
Serge Brunier - 2001 Observer Mars

C
Guillaume Cannat &  Dominique Jamet - 2004 Mars comme si vous y étiez

Collectif - 2003 Au plus près de la planète Mars

Collectif -  Mars, visite guidée de la planète rouge Documentaire


D

Olivier De Goursac - 2004  Visions de Mars

Olivier De Goursac - 2000 A la conquête de Mars
Hélène Duguet & Pierre Lagrange - 2003 Sur Mars

Alain Dupas - 2002 Destination Mars

F
Charles Frankel - 1999 La Vie sur Mars

Charles Frankel - 2001 Mars : à la découverte de la Planète Rouge

Charles Frankel - 2007 L'homme sur Mars

H
Richard Heidmann - 2005  Planète Mars, une attraction irrésistible

J
Dominique Jamet  &  Guillaume Cannat - 2004 Mars comme si vous y étiez

L
Pierre Lagrange & Hélène Duguet - 2003 Sur Mars

H.P. Lovecraft - 1906 Mars est-il un monde habité ?

P
Vladimir  Pletser - 2003 En Avant Mars !

R
Francis Rocard - 2001 Planète Mars

Francis Rocard - 2003 Planète Rouge

Z
Robert Zubrin - 2004 Cap sur Mars
Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : BIBLIOGRAPHIES THEMATIQUES
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

RECHERCHE

LA LIBRAIRIE

Librairie spécialisée en fantasy, fantastique, science-fiction, polar, BD, jeunesse et jeux. Vente de livres neufs et d'occasion. Commandes clients pour toutes les autres littératures. (sous réserve de comptes ouverts chez certains distributeurs/ diffuseurs). Vente par correspondance. Le blog : critiques et résumés de livres.
Librairie Soleil Vert
15 Grand Rue, 30420 Calvisson
T : 04 66 74 11 86  @ : soleilvert30@orange.fr

Accès : Entre Nîmes et Sommières, sur la D40, Calvisson centre

BOUTIQUE EN LIGNE

Blogs thématiques Soleil Vert

 

CMlogo 15

logorobida

AUTRES LITTERATURES

CERCLE SOLEIL VERT

Blog Action-Suspense Blog Culture Martienne
Blog Albert Robida Blog Dommage !
Blog Ansible Lectures de l'Oncle Paul
Portail partenaire CobaltOdyssée Blog Questions SFFF

LECTEURS DE PASSAGE

Il y a  9  personne(s) sur ce blog

  • Flux RSS des articles

PARTENAIRES

regionLR.jpg

drac.jpg

calvisson.jpg

CCPS---NOUVEAU-LOGO.jpg

logo-AACC1.jpg

gard-lozere.jpg

Association Caravaunage

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés