Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 08:25

David Gunn - Les Aux T1 : Les faucheur (2007) David Gunn - Les Aux T2 : Offensif (2008) Quatrième de couverture
Sven Tveskoeg est un tueur féroce et la pire tête de mule de l'empire.
Il n'est humain qu'à 98,2%, le reste lui permettant de guérir d'atroces blessures en un temps record...
C'est sans doute pour ça que l'empereur l'a repéré et l'envoie rejoindre le corps d'élite de son armée : les Faucheurs !
Là, on lui offre une nouvelle vie... en échange d'une mission. Ou plutôt un baroud d'une extrême violence hurlée à un rythme effréné.
Au cœur de cet ouragan de métal et de feu que seuls le sexe et le péché viennent parfois apaiser, Sven comprend vite qu'il n'est qu'un pion dans un jeu mortel.
Et les pions ont une fâcheuse tendance à être sacrifiés.
Mais Sven Tveskoeg emmerde les règles : il crée les siennes. Et les échecs, ce n'est pas pour lui.

David Gunn est un Britannique élégant et discret qui a effectué des missions secrètes en Amérique centrale, au Moyen-Orient et en ex-Union soviétique, entre autres. Il ne reste jamais au même endroit très longtemps et dort avec un shotgun sous son oreiller. Le Faucheur fut son premier roman et un véritable coup de tonnerre. Offensif en est la suite et va ajouter un peu de violence dans ce monde de brutes : de l'action pure, sans scrupule, sans complexe, immédiate, populaire, jouissive, brutale, passionnante, explosive !

La mini-bio de l'auteur, ci-dessus, résume assez bien l'univers des Aux. Sven Tveskoeg est une sorte de Riddick (voir les films : Pitch Black et Les chroniques de Riddick), musclé, brutal, sans concession et pourtant auquel on s'attache pour le meilleur et pour le pire. Aucun temps mort, que de l'action, sorte de western cosmique, où le mercenaire violent n'a d'égal que les machinations et complots dans lesquels il est plongé jusqu'au cou et qui l'amèneront d'aventures en missions à braver tous les dangers.
Entre space- et planet-opera, de la science-fiction coup de poing qui plaira, outre aux fans de Riddick, également aux amateurs de films comme Serenity ou Starship troopers. Action garantie.

Commander/Créer une alerte   David Gunn Les Aux T1 : Le faucheur (Death's head) (Milady)
David Gunn Les Aux T2 : Offensif (Maximum offense) (Milady)

Mots-clés : action, aventure, mercenaire, planet-opera, space-opera

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 14:01

Grégoire Hervier - Zen City (2009) Quatrième de couverture
"Bienvenue à Zen City !
Grâce à notre programme Global Life®,
la vie clés en main, profitez de tous
nos services et travaillez dans un environnement
idéal, naturel et sécurisant."
Dominique Dubois, cadre trentenaire remarquablement moyen, s'installe plein d'espoir à Zen City, paradis high-tech où, grâce à la puce dont chacun est doté, on peut avoir un réfrigérateur toujours plein sans jamais aller au supermarché et être protégé 24 heures sur 24 sans même s'en rendre compte. Mais quand sa jolie collègue est assassinée chez elle, quand il devient la proie de hackers qui cherchent à miner de l'intérieur la Ville Transparence, sa vie en prépayé bascule...
Ce livre est son journal, le témoignage d'un des rares rescapés de ce que l'on a appelé la « Tragédie de Zen City ».

Après Scream Test, Prix Méditerranée des lycéens et Prix Polar derrière les murs 2007, Grégoire Hervier revient avec un cocktail explosif d'humour et de suspense, tout à la fois satire de notre société de consommation et redoutable thriller d'anticipation.

Si vous avez apprécié Scream Test, n'espérez pas retrouver l'ambiance trash du slasher qui a rendu célèbre Grégoire Hervier. Effectivement, c'est dans un tout autre genre que s'exprime l'auteur qui n'hésite pas à emprunter aux moyens de communication actuels le style blog et journalistique très prisé sur internet. Et cela va presque de soi, puisque son sujet ici, c'est justement l'utilisation des nouvelles technologies pour notre plus grand bien. Et oui, dans le meilleur des mondes à la sauce Zen City, tout semble d'une facilité et d'une efficacité à toute épreuve. Si bien que durant les deux tiers du livre, vous vous demanderez bien à quoi sert cette histoire, si banale, autant que peut l'être aussi son héros, si transparente, si peu intéressante... Et pourtant. L'auteur de Scream Test ne pouvait pas nous avoir servi un roman aussi futile.
Non. Car tout est en subtilité, en non-dits, presque comme des images subliminales qui, peu à peu, s'insinueraient en vous pour vous rendre justement complètement indifférents aux moindres activités subversives. Et évidemment, le dernier tiers se révèlera à vous comme une évidence latente, presque téléphonée. Si le message est de nous prévenir des déviances technologiques auxquelles nous pourrions être confrontés dès aujourd'hui notamment pour manipuler nos pulsions consommatrices, on pourra regretter que la trame du récit suive des codes déjà traités dans les grands classiques dystopiques d'hier (Fahrenheit 451, Le meilleurs des mondes, 1984), aussi, s'il n'était ces quelques éléments scientifiques, cette touche de polar et une fin ouverte bien à propos, le roman serait resté un peu en dessous de nos attentes.
Ce livre pourrait être une très bonne initiation aux textes de contre-utopie pour ceux qui voudraient avoir un aperçu de notre proche futur sans pour autant être déstabilisés par des romans apocalyptiques tel que La Minute prescrite avant l'assaut de Jérôme Leroy.

Commander/Créer une alerte   Grégoire Hervier Zen City (Au Diable Vauvert)

Mots-clé : consommation, manipulation, technologie, ville

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 13:29

Forstchen - Le régiment perdu T1 : Ralliement Quatrième de couverture
La victoire... ou la mort !
2 janvier 1865, City Point, Virginie. Le colonel nordiste Andrew Keane conduit ses soldats vêtus de bleu à bord d'un transporteur, ignorant que leur prochain port d'attache n'est ni au Nord ni au Sud, mais... sur un autre monde !
Une tempête les balaie dans une faille surnaturelle et les expédie sur une terre étrangère, où nul humain ne connaît la liberté et où quelques fusils sont tout ce qui sépare le régiment perdu de l'extermination... face à des épées, des lances et des arcs.
Dans ce monde féodal dirigé par les nobles et l'Église, Keane et ses hommes introduisent les idées de liberté, d'égalité et de démocratie... ainsi qu'une technologie en avance de plusieurs siècles. Pourtant, leurs connaissances et leur entraînement pourront-ils les sauver de ceux qui détiennent le vrai pouvoir ?... Des créatures qui voient les humains comme du bétail que l'on élève pour les dévorer...

William R. Forstchen est né en 1950 dans le New Jersey. Il enseigne l'histoire à l'université de Montreat (Caroline du Nord) en tant que spécialiste de la guerre de Sécession, la passion de sa vie qui est à la source de la plupart de ses romans.

Entre science-fiction et fantasy, une trilogie qui s'annonce bien plaisante. On explore non seulement un monde nouveau dont l'accès garde encore son secret dans ce premier volume mais on est aussi initié à la diplomatie, au combat, à la stratégie militaire sans que cela pèse sur l'intrigue. L'écriture est fluide, l'action palpitante et les personnages hauts en couleurs. Une fantasy nordiste originale même si plâne l'influence de Michael Moorcock et de Kane, son Guerrier de Mars.
Un premier volet qui clôt une première aventure menée tambour battant et qui ne nécessite pas une lecture immédiate des volumes suivants. Appréciable lorsque l'on est d'habitude prisonniers de séries à rallonge. Des mystères restent malgré tout à résoudre et l'on devine bien que la compagnie nordiste et son colonel manchot, Andrew Keane, auront encore à affronter nombres d'ennemis avant de pouvoir rentrer, peut-être, chez eux.

Commander/Créer une alerte   William R. Forstchen Le régiment perdu T1 : Ralliement (Lost regiment : Rally cry) (Milady)

Mots-clé : autre monde, Guerre de Sécession, stratégie

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 00:00

Brian Aldiss - Le monde vert (1962) Le monde vert - Aldiss (Folio SF) Quatrième de couverture
La Terre, dans cinq milliard d'années. Inondée par les puissants rayons d'un Soleil sur le point d'exploser, elle est devenue une jungle omniprésente dont les lianes s'étendent jusqu'à la Lune en une singulière toile d'araignée tissée par les Travertoises, ces immenses arachnides végétaux de dizaines de mètres de diamètre capables de voyager dans l'espace. Au fil des millénaires, en effet, notre satellite a ralenti sa course et surplombe désormais toujours la même face de la Terre. Gren et sa compagne, Yattmur, ultimes descendants de la race humaine, parcourent cette jungle, d'un monde à l'autre, à la recherche de leurs semblables, mais aussi de quelque chose qui ressemblerait à l'Ancien Temps... Le Monde vert, un des classiques incontestés de la science-fiction, a obtenu le prix Hugo en 1962.

Né en 1925 à Norfolk (Angleterre), Brian Aldiss vit aujourd'hui à Oxford. II est l'auteur de plus de quarante ouvrages, pour la plupart de science-fiction, dont une vingtaine ont été traduits en français, en particulier la tétralogie d'Helliconia, Frankenstein délivré, A l'Est de la vie et Mars blanche. Il est également l'auteur d'une importante étude, Billion Years Spree, sur la littérature d'anticipation au cours des deux derniers siècles.

Si ce livre est cité dans toutes les listes d'incontournables de la SF, ce n'est pas pour rien. Cette œuvre est à la fois violente, originale, surprenante. Sur cette terre devenue invivable, où les dangers sont partout, c'est une parfaite fuite en avant de l'humanité restante qui nous ai dévoilée. Une humanité déclinante, condamnée à la régression, à la dévolution bien avant que la mort annoncée du soleil ne soit vraiment effective. Bien sûr Brian Aldiss se fait plaisir avec quelques délires personnels et scientifiquement non conventionnels. Mais le résultat est une sorte de planet opera parfaitement maîtrisée, où tout un imaginaire floral et animalier évolue autant que l'être humain, lui, se ratatine. Et malgré tout, la touche finale est pleine d'espoir, pleine de bon sens et d'humanisme. Tant qu'il y a de la vie...
Ce livre, bien que SF sera aussi apprécié par les amateurs de fantasy. On y retrouve la notion sous-jacente de quête, des personnages charismatiques aux capacités ambivalentes, plus un univers loin de la Terre telle que nous la connaissons aujourd'hui et qui offre tout un panel de décors et de dangers à braver.

Commander/Créer une alerte   Brian Aldiss Le monde vert (Hothouse) (Folio SF)  7€
Prix obtenu : 1962 Hugo

Mots-clés : enfants, évolution, faune, fin de l'humanité, pouvoirs psy, végétation

Par Soleil Vert - Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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