Le jeudi matin

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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 08:35

planetedessinges-origines.jpg La Planète des singes représente une oeuvre majeure pour moi et à double titre : je relie régulièrement le roman de 1963 de  Pierre Boulle, indéniablement un incontournable de la SF française, et revois avec autant de plaisir la première adaptation cinématographique de Franklin Schaffner (1968) avec Charlton Heston dans le rôle de Taylor "Ulysse Mérou".
Le film de Rupet Wyatt est un préquel qu'il propose pour expliquer l'anéantissement de la race humaine et l'avènement des singes. L'explication de Schaffner tenait à l'utilisation de la bombe atomique. Wyatt, lui, évoque un virus mutant initialement consu pour vaincre la maladie d'Alzheimer, et testé sur des singes de laboratoire. Ce qui devait être un remède devient une véritable arme contre l'humanité, alors que les singes semblent parfaitement l'assimiler, devenant de plus en plus intelligents.

D’abord, ce film est truffé de clins d'œil aux œuvres de Boulle et de Schaffner mais aussi aux nombreuses suites qui ont suivi : la statue de la liberté avec laquelle César (nom du fils de Zira et Cornélius dans La conquête de la planète des singes – 4e volet) joue. Les lances à eaux dans les cages. Un des premiers singes du film s'appelle "Beaux Yeux", surnom donné à Taylor par Zira la femelle singe scientifique (dans la version française) etc... On voit aussi sur un écran de télévision, un film avec Charlton Heston (pas La planète des singes, ce serait trop facile) et un documentaire sur la première fusée habitée lancée vers Mars : on peut donc supposer que ce sont justement ces astronautes qui reviendront sur une terre peuplée de singes (c’est réactualisé pour la crédibilité : à l’origine, la mission partait vers Bételgeuse). Une image aussi m'a interpellée lorsque César brandit un morceau de métal (ou je ne sais plus quoi), cela me rappelle cette image de 2001 l'Odyssée de l'espace, lorsque nos ancêtres découvrent l'utilisation d'un os pour en faire une arme.

Ensuite les effets spéciaux sont époustouflants. Si j'ai ressenti une gêne pour les singes en images virtuelles, au début, me disant qu'on aurait eu tout à gagner à faire tourner de vrais singes, cela s’est vite atténué. Et la progression vers l'humanisation des singes est exceptionnelle. Elle est très subtile quasi invisible. C'est donc une nouvelle approche, tout à fait honorable par son respect vis à vis des versions précédentes ou des suites qui en ont été faites (j'exclus néanmoins la version de Tim Burton - réalisateur qu'en temps normal j'adore - qui n'a que l'esthétisme pour lui, mais n'apporte rien au mythe).

Un grand moment de cinéma.

Et évidemment, je vous invite tous à lire ou à relire le roman original :

Commander/Créer une alerte   Pierre Boulle La planète des singes (Pocket) Lire ici la chronique

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : ESCAPADES CINEMATOGRAPHIQUES
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 03:21

allercherchermedhi.jpg chatdetigali.jpg Que ce soit en polar ou en science-fiction de nombreux auteurs pour adultes écrivent également pour la jeunesse. Pour certains c'est un véritable exercice de style, pour d'autres une révélation et certains même ne font que ça. Croire qu'il est plus facile d'écrire pour la jeunesse parce que les textes sont plus épurés est une erreur.
Comme la nouvelle, la littérature jeunesse répond à des techniques qui ne sont pas forcément innées même pour les écrivains les plus expérimentés. Il faut certes être concis, mais il faut aussi avoir une vraie histoire à raconter et que le lectorat soit très jeune (dès 7 ans) ou déjà ado, il est aussi exigent. Il ne s'agit pas de n'être que drôle ou que pédagogue, il faut surtout savoir capté l'attention par les bons mots, les bonnes situations et surtout ne pas sous-estimer les capacités des jeunes lecteurs à comprendre plein de choses y compris les sujets plus graves.

Parmi les auteurs invités au 7e salon de Villeuve-lez-Avignon, nombreux sont ceux qui présenteront leurs ouvrages pour la jeunesse :
Sylvie Deshors, publiée dans la collection DoAdo Noir au Rouergue, Jean-Hugues Oppel, auteur prolixe et publié aussi bien chez Gründ que chez Syros, Alain Wagneur chez Gallimard Jeunesse, Didier Daeninckx, Thierry Crifo, Serguei Dounovetz, Caryl Ferey, Christian Roux et Benoît Séverac, tous les six chez Syros.
Certains comme Serguei Dounovetz et Caryl Ferey ont créé des héros récurrents : Niki Java, pour le premier, et Alice pour le second.


Nos dernières lectures :

troisfelesetunpendu.jpg Dès 7/8 ans - Jean-Hugues Oppel Trois fêlés et un pendu (Mini Syros Polar). Très drôle. Croyant avoir découvert un véritable trésor, trois enfants sont pris au piège par un voleur. Leur amitié et leur débrouillardise les aideront à s'en sortir.

Dès 7/8 ans - Jean-Hugues Oppel Aller chercher Medhi à 14h (Mini Syros Polar). Autre titre d'Oppel qui m'a bien fait rire basé sur le fonctionnement de la nouvelle à chute. Un père doit aller chercher son fils à la sortie de l'école. Mais avant cela, il a plein de choses à faire. Son emploi du temps va être en permanence bouleversé et sa journée devient une vraie course contre la montre.

Dès 9 ans - Didier Daenincks Le chat de Tigali (Mini Syros Polar). Une histoire très brève qui évoque le racisme, l'intégration, l'Algérie. Bien que la collection Mini Syros Polar s'adresse généralement à des premiers lecteurs de 7/8 ans, ce titre précis est conseillé pour un peu plus tard en raison des sujets graves de fond qui y sont abordés.

maisonauxpaupierescreves.jpg Dès 10 ans - Christian Roux La maison aux paupières crevées (Souris Noire Syros). Comme nous le disions, la littérature jeunesse n'est pas en reste pour ce qui est d'aborder des sujets graves que les enfants peuvent côtoyer dans leur vie de tous les jours. Le roman de Christian Roux évoque intelligemment le problème de la précarité et de la clandestinité au travers l'histoire d'amitié d'une jeune française et de sa meilleure amie d'origine africaine, mystérieusement disparue. Un roman noir et social à la portée des plus jeunes, particulièrement réussi.


silence.jpg Dès 12 ans - Benoît Séverac Silence (Rat Noir Syros). Avec ce roman nous entrons vraiment dans l'univers du roman policier, du roman d'enquête. Séverac utilise tous les codes du suspense, laissant planer des non-dits, des doutes, des fausses pistes et employant parfaitement le retournement de situation. Mais au delà de la forme, lui aussi traite de sujets graves. La drogue, d'abord, et son trafic, notamment dans des lieux propices comme les rave parties, mais surtout, et cela fait toute l'originalité de son roman, du handicap. Ici, un jeune garçon perd l'ouïe. Il doit réapprendre à vivre avec sa surdité mais aussi à communiquer autrement. Très bon polar jeunesse.

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : CRITIQUES : JEUNESSE
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 06:26

desolations.jpg

Quatrième de couverture
Sur les rives d'un lac glaciaire au cœur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes.
Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible.
Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une œuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.

Gifsv25.gif Nous avions déjà chroniqué ici Sukkhan Island  et savions d'ores et déjà que nous devrions compter sur David Vann dans l'avenir. Nouvel arrivé dans le paysage de la littérature américaine, il n'est en rien un auteur de polar. Mais nous sommes sensibles aux tragédies qu'il décrit et à la façon dont il les aborde. Aussi, faire l'impasse sur cet auteur alors même qu'il devient incontournable serait sacrilège. Dès lors que nous avons décidé de le suivre, nous nous devons aujourd'hui de continuer à le soutenir.
Désolations est donc à nouveau un drame familial. Les parents (Irène & Gary), cinquantenaires, se battent contre les démons de leur vie, un vie pleine de regrets, sans amour, qui semble désormais n'être rattachée qu'à un unique projet, la construction d'une cabane sur une des îles de Skilak Lake, alors que les éléments de la nature commencent à se déchaîner à l'entrée de l'hiver. Leurs enfants trentenaires (Rhoda & Marc), restés sur le continent mènent des vies complètement différentes. La première, vétérinaire, ne rêve que d'une demande en mariage qui tarde à venir de la part de son dentiste de compagnon Jim ; le second, éternel ado, vit avec sa copine barmaid, Karen, une existence de dilettante faite de drogue et de pêche. Un troisième couple, plus jeune, d'une vingtaine d'années, extérieur à la famille ne sera pas en reste non plus. Car au delà des individus, de leurs rêves, de leurs attentes, de leurs déceptions, il y est aussi question d'idéaux trans-générationnels, voire intemporels. L'insouciance et l'arrogance de la jeunesse, l'envie de consolidation et la peur de
la perte de son pouvoir de séduction de l'âge mûr, les souvenirs, les regrets, les désillusions de la maturité. Dans cette histoire chacun tente désespérément de se raccrocher à une bouée de sauvetage. Une cabane, un mariage, des amants, la liberté et pourtant on est très vite conscient de la tragédie que provoquera tous ces faux semblants. On ne sait juste pas quand.

David Vann nous décrit avec puissance la douleur des états d'âme et la futilité de ceux qui n'en n'ont pas. Il entre dans les têtes et dans les coeurs et touche au plus profond des êtres. Il offre une analyse extrêmement touchante et bouleversante de la vie de couple, de ce qui peut les faire fusionner ou éclater. Il prend en compte les traumatismes lointains, la crainte permanente de voir se reproduire d'une génération à l'autre les mêmes erreurs. Il évoque la difficulté de communiquer, de voir et expose les fuites en avant et l'incapacité de savoir ou de pouvoir crier à l'aide. On notera que le seul qui saura le faire, le jeune étudiant Carl, abandonné par sa petite amie, laissé sans le sou, appellera sa mère au secours et qu'elle ne le repoussera pas. Mais cette unique lumière d'espoir ne suffit pas à éclairer des années de frustrations et de non-dits.
En arrière-plan de ce drame qui se profile, la nature joue aussi un rôle prépondérant. Belle pour les contemplatifs, elle devient hostile pour ceux qui la subissent. Ces grands espaces blancs et gelés, sont propices aux rêves mais quand la rigueur du quotidien s'empare des esprits, le fantasme devient une prison pour ceux qui n'auront pas su s'en éloigner à temps. On comprend bien la difficulté de nouer des relations humaines saines quand une grande partie de la population préfère dès qu'elle le peu redescendre vers des états plus accueillants. David Vann met clairement le doigt sur la peur de la solitude ; de l'isolement engendré par
ces régions isolées, glacées, sauvages et le simple fait d'être avec quelqu'un doit suffire à être rassurant. Mais au prix de quelle vie !
Encore un grand roman, bouleversant.

Commander/Créer une alerte   David Vann Désolations (Caribou Island) (Gallmeister)

Mots-clés : Alaska, drame familial, psychologie, suicide

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : DIVERS
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 09:26

bazar200.jpg

Chaque année nous essayons de renouveler notre offre parallèle aux livres. L'année dernière nous avions implanté quelques produits dérivés des éditions Au bord des continents. Produits que nous continuons à suivre puisque vous les appréciez autant que nous.




vitrinegigamic3En cette rentrée, nous avons décidé d'entrer quelques jeux autant pour les petits que pour les grands. Nous travaillons donc désormais avec la société Gigamic qui offre un large choix de jeux en t
 out genre : cartes, dés, plateaux, jeux en bois etc... Nous nous sommes évidemment concentrés sur une gamme qui entre dans nos univers, exception faite de 2 ou 3 jeux pour les touts-petits, qui sont autant pédagogique que ludique.


Cette offr
e est disponible en magasin et en ligne.

Voici un petit aperçu de ces jeux. Nous avons un coup de coeur particulier pour le Story Cubes, un jeu simple qui permet aux enfants d'exercer leur imagination en inventant des histoire à partir de dessins sur des dés.

Les jeux vont de 4 ans à ados/adultes et dans des gammes de prix abordables : de 12 euros à 39,90 € pour les jeux de sociétés. Toutes les règles de jeux sont téléchargeable sur le site de Gigamic.

vitrinegigamic1.jpg

 

Amusez-vous bien à deux ou en famille !!!

Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : VISAGE DE LA LIBRAIRIE
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