Le jeudi matin
Depuis début janvier, la librairie est désormais ouverte le jeudi matin de 10h à 12h30.
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Quatrième de couverture
Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes.
Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs.
Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
Michel Bussi Les nymphéas noirs (Presses de la
cité)
Voir notre chronique
Coup de froid
sur Villeneuve-lez-Avignon. Depuis plusieurs années déjà, la littérature scandinave fait des émules. Certes, le phénomène Millenium y est pour beaucoup. Nombreux lecteurs
ont cherché par la suite à lire des romans dans le "style" de Millenium. Évidemment c'est impossible d'égaler une telle oeuvre, du moins par son fond et sa forme. Qu'ensuite chacun aime
ou déteste, c'est normal de se faire son propre avis au delà des listes des meilleures ventes. Mais rien ne remplacera l'oeuvre de Larsson. Pourtant, c'est quand même grâce
à cette saga, que la littérature scandinave a enfin trouvé son public. Ce dernier existait déjà grâce notamment aux publications des éditions Gaïa qui depuis très longtemps déjà traduisent et publient des auteurs finnois, suédois ou danois. Mais ce qu'avait en plus
Millenium c'était ce côté polardeux qui du coup a en plus permis de mettre au jour un certain nombre d'écrivains de littérature policière venant du froid. Pourtant les précurseurs du
genre Sjöwall & Walhöo écrivait déjà dans les années 60. Mais on les redécouvre avec joie aux côtés des Mankell, Indridason et autres
Edwardson.
Quoi donc du plus naturel, que de continuer à découvrir ces auteurs et cette année le salon du polar de Villeneuve-lez-Avignon
s'est fait un point d'honneur de les mettre A l'HONNEUR ! Outre sept auteurs invités, il y aura aussi du cinéma : la projection du documentaire sur Millenium "Horreur Boréale" de
Gullaume Lebeau ainsi que les Nuits du noir consacrées aux films policiers scandinaves (voir programme)
Les sept auteurs scandinaves que vous pourrez rencontrer le 1 et 2 octobre :
Arne Dahl est né en 1963. C'est le pseudonyme d'un auteur et critique travaillant à l'Académie suédoise, qui décerne le prix Nobel. Il a créé une série qui s'intitule le Groupe A. Une dizaine de titres ont déjà été publiés dont trois traduits en France.
Ake Edwardson est né en 1953. Journaliste et écrivain de polar, il a créé le personnage récurrent Erik Winter et obtenu avec le tome 1
Dans avec l'ange, le prix de la Clé de verre (prix polar scandinave)
Leena Lehtolainen est née en 1964. Finlandaise, elle a créé l'héroïne Maria Kallio, super flic au féminin. Seulement trois titres
traduits sur la dizaine déjà publiés.
Gunnar Staalesen est norvégien. Il publie la série Varg Veum, un privé idéaliste et non-conformiste. Ce personnage a été porté au petit
écran.
Jon Hallur Stefansson est Islandais et est né en 1959. Il a créé le personnage de Valdimar Eggertsson inspecteur de
la criminelle à Reykjavik.
Arni Thorarinsson est lui aussi islandais. Son personnage récurrent Einar est journaliste. Seuls les tomes 4, 5 et 6 ont été pour l'instant
traduits.
Jan Costin Wagner est allemand et né en 1972. Mais son héros est un inspecteur finlandais, Kimmo Joentaa, dont la deuxième enquête,
Le silence, a été porté à l'écran. Le film sera aussi diffusé à Villeneuve.
ET EN AVANT PREMIERE LE DERNIER ROMAN D'AKE EDWARDSON (QUI NE PARAÎTRA QUE LE 5 OCTOBRE) LE CIEL SE TROUVE
SUR TERRE CHEZ LATTES. DISPONIBLE CE WEEK-END SUR LE SALON !!!!!
Quatrième de couverture
Le meurtre a tout de l'exécution. Qui a bien pu tuer d'une balle dans la tête cet homme de quatre-vingt-douze ans ? Par ailleurs
la victime, David Josua Goldberg, devait connaître son assassin car il n'y a aucune marque d'effraction, juste un chiffre mystérieux écrit sur le mur avec du sang. L'affaire devient encore plus
étrange lorsque, à l'autopsie, on découvre, sur le bras gauche de Goldberg, la trace du tatouage effacé de son groupe sanguin. Comment peut-on trouver sur un Juif, rescapé des camps de
concentration, ce signe infamant, celui que portaient tous les membres de la SS ?
Avant même que le très distingué commissaire Oliver von Bodenstein et sa collègue, la très prosaïque Pia Kirchhoff, aient pu
commencer à enquêter, l'affaire leur est retirée par ordre du ministère de l'Intérieur allemand. Mais bientôt les meurtres se succèdent, tous plus énigmatiques les uns que les autres. Chaque fois
les victimes sont très âgées et le mode opératoire d'une atroce cruauté. Bientôt, les deux enquêteurs concentrent leurs soupçons sur une famille éminemment respectée de la haute société
francfortoise. Le lecteur s'infiltre peu à peu dans le monde fermé de la grande bourgeoisie allemande, qui, derrière les grilles de ses magnifiques propriétés, sait si bien garder ses terribles
secrets...
Polar magistral, Flétrissure a imposé Nele Neuhaus comme un auteur de premier plan. Ses livres, vendus
en Allemagne à des centaines de milliers d'exemplaires, sont en cours de traduction dans plus de vingt pays.
Débarrassons-nous d'abord des petits points négatifs surtout à l'encontre
de l'éditeur : une couverture pas terrible du tout (un vilain montage Photoshop), un titre accrocheur (*) mais la traduction littérale du titre original Tiefe Wunden, Blessures
profondes, reste plus proche du sujet (même si elle fait un peu "cul-cul"). Ensuite, il y a trois enquêtes qui sont sorties la même année, mais Flétrissure semble être déjà le troisième
volet. Une manie agaçante (qu'ont d'autres éditeurs aussi) de traduire un roman qui fait partie d'un cycle sans commencer par le premier.
Ceci étant dit Flétrissure est effectivement un polar qui se dévore littéralement. Il se lit comme on regarderait ces feuilletons télévisés sur fond de sagas familiales (que j'adore :
Dynasty ou Dirty Money). Et le clan de Vera Kaltensee, 85 ans, ne va pas laisser en paix une seule seconde l'équipe du commissaire von Bendenstein et sa co-équipière Pia
Kirchhoff chargés d'élucider une suite de meurtres. Plonger dans ce polar c'est côtoyer ces gens riches, tous bien sous tous rapports, mais qui pourtant ont tous quelque chose à cacher.
Nele Neuhaus dresse une toile étonnante qui nous entraîne tour à tour dans le passé de l'Allemagne et dans un présent de faux semblants. Secrets de familles, vengeance,
usurpation d'identité, vice, jalousie, autant de facettes que toute cette bourgeoisie tente désespérément d'escamoter mais qui finiront par remonter à la surface.
Si le rythme est très soutenu on trouvera peut-être que le dénouement peine à venir. Parce que l'auteur a tellement imbriqué les éléments entre eux qu'il sera dur aux héros de tout démêler. La
complexité du scénario s'essouffle un peu vers la fin et on a hâte d'en voir le bout, mais ce bémol ne retire en rien au plaisir général qu'on a à lire ce polar germanique et on espère que son
succès justifiera la traduction des précédentes enquêtes et celles à venir.
(*)PS : pour en revenir au titre français, il est évidemment lié à la vieillesse de certains personnages et de façon anecdotique à la manie qu'ont au début du roman la plupart des personnages de
se regarder dans les miroirs qu'ils croisent. C'est à souligner mais ce n'est pour autant pas un roman sur la "vieillesse". Donc ce titre m'embête.
Nele Neuhaus Flétrissure (Tiefe wunden) (Actes Sud)
Mots-clés : enquête, Allemagne, jalousie, milieu bourgeois, nazisme, secrets de famille, usurpation, vengeance
Quatrième de couverture
La montagne, les prairies, le grand air, ce n'est pas toujours aussi sain et bucolique qu'on le pense. Un peu plus loin dans la
vallée, les vestiges d'une ancienne usine de tungstène sont encore visibles. Ensuite, il y a le village. Et ses habitants. C'est ça le pire, à commencer par ce combinard de Michel, le maire, qui
ne montre pas vraiment le bon exemple à ses administrés. Alors, comment s'étonner que ceux qui ne sont pas obsédés par le sexe ne pensent qu'à l'argent, quand ce n'est pas les deux à la fois ?
Tout est bon pour arriver à ses fins : menace, chantage, meurtre.
Rémi, lui, est un peu différent ; il ne parle qu'à ses poules, nommées Sten et Dhal, et à sa femme qui, hélas, devient chaque jour
un peu plus laide, et pour cause : elle est morte.
Au milieu de cet essaim de frelons en folie, Maxime l'apiculteur n'a plus qu'une chose à faire : enfiler sa combinaison
protectrice. Dans ce village de l'Ariège, ce n'est pas l'ours l'animal le plus dangereux...
Amoureux de la nature, Pascal Dessaint nous montre, cette fois, une tout autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle
et cruelle qui rappelle Siniac ou le Charles Williams de Fantasia chez les ploucs. Mené d'une plume alerte et impeccablement construit, Le Bal des frelons nous ramène à cette vérité première :
l'homme est un loup pour l'homme, mais doté de quelque aptitude à la tendresse, histoire de ne pas désespérer de l'espèce.
Coup de coeur ! Prenons un petit
village français frontalier - que l'auteur se garde bien de nommer. Donnons-lui un air bucolique, avec son petit ruisseau, son lavoir, son banc public, ses prairies avoisinantes, sa miellerie...
Puis faisons un zoom en avant pour y découvrir ses habitants : Antonin, l'ancien maton qui ne rêve que de tuer sa femme Martine, Martine, qui le lui rend bien, Maxime, l'apiculteur qui voit
réapparaître son beau-fils Paul, Rémi, le timbré (enfin, ils le sont tous un peu quand même), qui a déterré sa femme morte Mariel, Mariel toujours aussi agaçante même dans la mort, Michel, le
maire, qui a pas mal de choses à cacher, Coralie, la secrétaire frustrée amatrice de porno... Zoom en arrière. Dans une banlieue en barre, deux anciens taulards très revanchards, re-zoom en avant
: à la préfecture, Charles, le gendarme qui n'a pas finit d'en voir de toutes les couleurs, et encore plus près l'ancienne usine de tungstène. Finalement le paysage n'est pas aussi folichon.
Pascal Dessaint nous livre une comédie humaine à la fois drôle, caustique, pathétique. On ne s'ennuie pas une seconde dans cette farce des plus folles qui nous offre une palette
extraordinaire des extrêmes que peut atteindre l'âme humaine. Chaque personnage ayant une bonne raison de haïr son prochain, pense détenir le secret du crime parfait. Chacun attise sa haine de
mille façons et prépare sa vengeance : ce plat qui se mange froid mais si possible bien accompagné. Parce qu'en plus il y en a deux ou trois qui ont la lâcheté chevillée au corps. Enfin ! Après
cela ont dira que la nature est cruelle ? En tout cas j'aurai du mal à croire que Pascal Dessaint ne s'est pas amusé lui-même en écrivant. Je l'imagine bien se gausser en nous
racontant l'histoire de "Paf" le chien (euh non, je veux de "Caroline" LE hérisson...). Les passages sur les ruches et la miellerie sont très intéressants et malgré la violence dont peuvent
preuve entre elles les abeilles, ces interludes sont très reposants presque salvateurs car la montée en puissance des évènements, le point culminant de la tragédie qui se devine dès le début
(sans que ce soit gênant), le délire absolu dans lequel tombe ce microcosme, sont certes jubilatoires mais aussi ultra violents. L'apothéose grand-guignolesque avec laquelle l'auteur clôt son
roman est un régal. En conclusion le frelon n'est pas toujours asiatique.
A lire sans modération !
Pascal Dessaint Le bal des frelons (Rivages/Thriller)
Mots-clés : abeilles, folie, gay, humour, nature, prison, rural, vengeance, village
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Librairie spécialisée en littératures de l'imaginaire (Fantasy, fantastique, science-fiction), en romans policiers et en jeunesse et bandes-dessinées. Vente de livres neufs. Achat
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réserve de comptes ouverts chez certains distributeurs/ diffuseurs). Vente aussi par correspondance via sa boutique en ligne. Le blog : critiques et résumés de livres (uniquement ce que nous avons aimé)
Librairie Soleil Vert
15 Grand Rue, 30420 Calvisson
Mardi-Mercredi-Vendredi-Samedi :
10h-12h30 / 15h-19h00
Jeudi matin : 10h-12h30
Fermeture hebdomadaire : Lundi-Jeudi après-midi
T : 04 66 74 11 86 @ : soleilvert30@orange.fr
Accès : Entre Nîmes et Sommières, sur la D40, Calvisson centre
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