Mercredi 26 novembre 2008
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Quatrième de couverture
J'avais atteint l'âge de mille kilomètres. De l'autre côté de la porte, les membres de la guilde des Topographes
du Futur s'assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Au-delà de l'impatience et de l'appréhension de l'instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie.
Helward Mann est l'un des habitants de la cité Terre, une mégalopole progressant sur le sol inconnu d'une planète effrayante. Il ne sait rien de l'extérieur et doit maintenant jurer qu'il ne
révélera jamais ce qu'il y découvrira. Mais le long des rails qui mènent à l'optimum, Helward découvrira un monde dominé par le chaos et la barbarie, des paysages déformés, éclairés par
l'hyperbole du soleil.
C'est avec ce roman, où se mêlent sense of wonder et spéculations scientifiques, que Christopher
Priest s'imposa en 1974 comme l'un des plus talentueux auteurs de la science-fiction britannique. Considéré comme l'un des écrivains les plus originaux de la littérature
contemporaine, Christopher Priest a reçu le prix de la British Science Fiction Association pour Les extrêmes et le World Fantasy Award pour Le prestige, tous
deux parus dans la collection « Lunes d'encre » aux Éditions Denoël.
Si ce livre apparait dans toutes les listes d'incontournables de la SF depuis sa parution,
c'est que forcément, il y a quelque chose toujours d'inégalé dans le thème, la forme. Priest signe sans conteste son chef d'œuvre. Bien sûr d'autres ouvrages de lui méritent
l'attention (La parodique Machine à explorer l'espace, le primé Prestige ou l'uchronique Séparation). Mais ne pas avoir lu Le monde inverti reviendrait à
entrer dans la Guilde des Navigateurs : suivre un seul et même point de vue, accepté un univers déformé sans même en être conscient et passer à côté d'une réalité effective.
Vous l'avez compris : vous devez avoir lu Le monde inverti. D'abord par ce qu'il commence par cette phrase désormais mythique : "J'avais atteint l'âge de mille kilomètres". Si
déjà ça ne vous met pas l'eau à la bouche ; ensuite par ce que l'auteur nous immerge dans un monde complètement nouveau et pourtant si proche du nôtre que l'on ne peut être totalement
déstabilisé. D'ailleurs, sans cette capacité à tenir le lecteur en haleine, au gré d'une aventure palpitante et à évoquer des perceptions et des notions extrêmement subjectives sans se
perdre dans les méandres d'un délire psychédélique, le livre aurait pu apparaître totalement inaccessible. Plus fort encore, toutes les questions que l'on se pose, trouvent leur réponse.
Jusqu'au bout, le mystère reste entier, mais lors du dénouement, comme un puzzle ou une mosaïque vue avec le recul suffisant, rien n'est plus laissé au hasard. La solution est-elle pour autant
une délivrance pour tous ? Pour le savoir, il faut rejoindre les habitants de la Cité Terre.
A noter que le terme de hard-science est quelques fois cité pour qualifier ce livre. Que ceux qui s'en effraient soient rassurés, les éléments qui s'y rapportent sont très rares et tout
à fait abordables.
Christopher Priest Le monde inverti
(Inverted world) (Folio SF)
Prix obtenu : 1974 British Science Fiction
Mots-clés : guildes, microcosme, perceptions, rails, subjectivité, temps, ville mobile
Par Soleil Vert - Herveline
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Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Quatrième de couverture
Bientôt, la Tour de Simon Krug s'élèvera dans le ciel de l'Arctique comme un fanal géant à destination des étoiles.
De ces étoiles dont on vient - peut-être - de recevoir un signal témoignant de la présence d'une civilisation dans la région de la nébuleuse NGC 7293. La tour est le symbole de la puissance
de Krug. L'homme qui a défié les dieux et créé les androïdes. L'homme qui est pour les androïdes un dieu et le symbole de la tyrannie. Mais peut-on renverser l'homme qui vous a créé ?
Et peut-on faire l'amour entre androïdes ?
Voici l'un des plus extraordinaires romans de Robert Silverberg, l'écrivain le plus subtil et le plus couronné de prix de toute la science-fiction américaine.
Quand les androïdes se révoltent ! Simeon Krug est un homme d'affaire richissime qui
n'emploie plus son temps qu'à réaliser un rêve fou : construire une tour de verre de 1500 m, gigantesque émetteur tourné vers l'espace. Créateur des androïdes, humains synthétiques, il s'entoure
d'eux pour parvenir à ses fins. Mais dans l'ombre de chapelles secrètes, Krug est devenu un Dieu que les androïdes vénèrent dans l'attente de sa miséricorde. Car les êtres synthétiques
qu'ils sont n'aspirent qu'à une chose : être libres en revendiquant leurs droits et en réclamant leur assimilation à la race humaine. Une lecture très agréable pour ce roman plein de rythme,
d'action et doté d'un zeste d'érotisme.
Robert Silverberg La tour de verre (Tower of glass) (Livre de poche SF)
Mots-Clés : androides, despotisme, érotisme, religion, robots, verticalité
Par Soleil Vert - Herveline
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Quatrième de couverture
« Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges,
ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui
l'avait conduit à y chercher refuge. »Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé
de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés. Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement
chassé...
Né en 1935, Robert Silverberg, extraordinairement prolifique, est aujourd'hui considéré comme l'une des légendes vivantes de la science-fiction américaine. Quatre
fois lauréat du prix Nebula et cinq fois du prix Hugo, il est l'auteur d'œuvres inoubliables, telles que Les ailes de la nuit, Les monades
urbaines, L'oreille interne, ou Le château de Lord Valentin.
Une histoire en huit-clos dont on ne sort que par quelques flashbacks ; à peine des
bouffées d'air suffisantes pour échapper au décor étroit de ce labyrinthe. Un portrait de ville à l'architecture dantesque, qui se suffit à elle-même. Un portrait d'homme aux ondes néfastes,
vivant en ermite dans cette ville perdue sur une planète lointaine, loin de toute humanité. En plongeant dans cet univers, il faudra s'armer de sang froid, de courage et d'humilité car
atteindre un tel homme ne peut se faire sans un parcours du combattant qui tient autant du physique que du moral. La morale, en fait. Celle qui a abandonné ceux qui ont poussé cet homme à
s'exiler au profit de leur égoïsme. Mais qu'en est-il si ce minautore du futur, tant éprouvé, rejeté, malade, s'avère être le seul qui puisse sauver cette humanité qu'il a en retour
complètement reniée. Une des meilleures œuvres de Robert Silverberg.
A noter que l'architecture de la ville et de ces pièges rappellera des œuvres comme Le village enchanté de Alfred Van Vogt (une nouvelle martienne), la novella
d'Alistair Reynolds Diamonds dogs ou encore le film de Vincenzo Natali Cube.
Robert Silverberg L'homme dans le
labyrinthe (The man in the maze) (J'ai lu SF)
Mots-clés : architecture, autre civilisation, contact extraterrestre, labyrinthe, pièges, racisme, solitude, ville
Par Soleil Vert - Herveline
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Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Mardi 25 novembre 2008
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Meilleure fiction de fantasy ou de science-fiction
1951 George R. STEWART La terre demeure/Le pont sur l'abîme (Earth abides)
1952 John COLLIER Fancies and goodnights
1953 Clifford D. SIMAK Demain les chiens (City)
1954 Theodore STURGEON Les plus qu'humains (More than human)
1955 Edgar PANGBORN Un miroir pour les observateurs/Davy (A
mirror for observers)
1957 J.R.R.TOLKIEN Le seigneur des anneaux (The Lord of the Rings)
Par Librairie Soleil Vert
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L'AVIS DES LECTEURS