Et hobb-là !
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Présentation et argumentaire de l'éditeur
A travers les cercles de sang d’une époque ravagée par la guerre et la folie, Sept, le héros, un enfant de sept ans, avance avec son frère vers l'horizon de la
liberté. Ils fuient leur père, qui veut les transformer en saucisses. En route, ils croisent des princesses cruellement malmenées, des déments sanguinaires et des braves types – il y a toujours
quelqu'un pour vous aider dans les contes, heureusement.
Fascinée par le côté "thriller baroque" de Perrault et d'Andersen, Brigitte Aubert lance deux enfants innocents au cœur d'univers moyennageux emprunts de merveilleux, aux relents de cuir, de
sueur et de sang. Sept et son frère parviendront-ils à échapper aux griffes de ceux qui veulent les dévorer ?
Née en 1956, Brigitte Aubert a été scénariste et productrice. Auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles, elle a remporté le Grand Prix de littérature policière en 1997, pour
La Mort des bois (Seuil). C'est une valeur sûre du polar français qui signe ici son premier roman historique, sorte de conte merveilleux médiéval.
Elle a déjà publié Nuits noires en 2005, chez Fayard Noir.
Présentation et argumentaire de l'éditeur
"Avant les mots, le monde était plus simple. Je regrette d’avoir appris à parler."
Été 1986. Un soleil de plomb s’abat sur la petite ville de Traumstaat. Comme beaucoup d’enfants de leur âge, les frères B., Thomas et Raymond, trompent leur ennui et leur quotidien en s’inventant
des mondes imaginaires dans lesquels, parfois, sont conviés leurs amis. Plus tard, bien plus tard. Un vieillard interné dans un hôpital psychiatrique est contraint par sa thérapeute de mettre par
écrit ses souvenirs. De se rappeler pourquoi il a commencé à séquestrer, violer, torturer et tuer des femmes. De se rappeler comment il est devenu un monstre.
Pervertissant les souvenirs idéalisés de l’enfance, ce roman psychologique écrit sans concession évoque les œuvres de Bret Easton Ellis et de Kurt Vonnegut.
Frédéric Jaccaud, né en 1977 à Lausanne, est titulaire d’une licence ès Lettres. Depuis 2005, il publie régulièrement des articles critiques sur les littératures de genre dans différentes
revues et tient une chronique régulière sur des oeuvres oubliées traitant de voyages imaginaires, d’utopies et de science-fiction. Conservateur en charge des collections du musée de la Maison d’Ailleurs.
Un premier roman choc, d’un jeune auteur suisse qui se réclame tant des grands auteurs américains contemporains (Vollmann, Pynchon) que d’un Houellebecq.
Une thématique, le tueur en série, toujours extrêmement accrocheuse, traitée ici avec une profonde originalité : ledit tueur, dans un futur indéterminé, se rappelle son passé tout en le
reconstruisant.
Un texte « générationnel », dont les références culturelles (jeux de rôle, comics, jeux vidéo…) sauront directement parler aux lecteurs trentenaires.
Un pitch situé – involontairement, l’auteur ne les ayant pas lus – à l’exacte intersection de deux des mangas les plus lus ces dernières années, Monster et 20th Century Boys de
Naoki Urasawa.
Après un tel argumentaire éditorial, vous comprendrez que ce livre nous
intéresse particulièrement. Tant pour son auteur qui baigne déjà dans un univers riche de références, tant par l'histoire dont on ne demande qu'à voir comment elle va être traitée. Toutefois on
peut faire confiance à la sélection originale de la collection "Interstices" de Calmann-Levy qui ne cesse de nous surprendre avec sa ligne éditoriale transgenre.
Frédéric Jaccaud Monstre [une enfance] (Interstices, Calmann-Levy) à paraître le 24 mars 2010
Présentation et argumentaire de l'éditeur
« Quand on voit des maisons semblables, que rien ou presque ne distingue, on peut se dire que les gens derrière les façades se ressemblent aussi, qu'ils
connaissent la même misère et ont cédé de la même façon au fatalisme, et que dès lors, ça pourrait les rendre solidaires, à tout le moins gentils les uns envers les autres , mais c'est rarement
le cas. A cause de la misère sans doute, aussi bien morale que matérielle, les querelles éclatent pour des broutilles, la haine fait peu à peu son nid, les rancunes sont irrationnelles et
tenaces..."
Une cité industrielle du Nord-Pas-de-Calais où la pollution a tout gangrené, une cité séparée du monde "sain et normal" par une autoroute, une cité qu'on ne quitte pas, sinon pour aller au cimetière. A une quinzaine d'années d'intervalle, deux voix se répondent. Celle d'un père, Clément, et celle de sa fille Judith. Les deux sont marqués par le deuil. Clément raconte la mort de sa jeune épouse et l'horreur de l'usine qu'il finit par lâcher, même si c'est pour trouver la précarité, pour arriver au drame qui va faire basculer sa vie. Judith, elle, est âgée de 18 ans et orpheline, elle a été élevée par son oncle Étienne, un homme à part, né avec un bras atrophié et qui, peut-être, boit pour oublier le malheur. Judith raconte sa vie avec l'oncle Étienne et cherche à éclaircir le mystère de la mort de son père. L'usine n'est plus là, il n'en reste que des traces indélébiles: crassiers, pollution, maladies et chômage. Cette usine était la vie des gens, leur gagne-pain; elle a aussi été leur mort.
L'histoire de cette famille décimée, c'est l'histoire de toute une communauté doublement victime : à la fois de
pratiques industrielles dévastatrices pour l'homme et son environnement, et aussi du cynisme d'affairistes voyous qui n'ont pas hésité à liquider une entreprise et ses ouvriers sur l'autel du
profit.
De manière transparente — seuls les noms propres sont légèrement modifiés —, Pascal Dessaint évoque le scandale de l'usine Metaleurop à Noyelles-Godault, qui, après avoir été le premier site mondial pour la production du germanium (sans parler des autres métaux), fut liquidée sans préavis pour les salariés et rasée en 2003 et 2006. Les actions de Metaleurop-Nord étaient détenues par la filiale d'une société de trading basée aux Bermudes. Héritage laissé à la population : chômage massif et intoxication au cadmium et au plomb (13% des enfants dépistés pour le plomb présentaient des taux supérieurs ou très supérieurs au seuil toléré).
Avec ce roman choc sur un drame écologique et humain d'une rare
ampleur, Pascal Dessaint, auteur d’une quinzaine d’ouvrages chez Rivages, élargit encore sa palette de romancier noir. Il quitte cette fois
le pays toulousain pour renouer avec ses origines d'homme du Nord. Entre révolte et compassion, ni le ton ni le fond de ce livre ne peuvent laisser indifférent.
Ce n'est évidemment pas du polar mais Pascal Dessaint est quelqu'un
que nous apprécions pour son investissement écologique. Ce roman prouve encore que tous les drames qui touchent l'humanité, socialement, écologiquement, le font bondir et que l'écriture sert à la
dénonciation autant qu'à la prise de conscience.
Pascal Dessaint Les derniers jours d'un homme (Rivages) à paraître le 03 Mars 2010
Mots-clé : écologie, industrie, précarité, région Nord, social
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