Samedi 18 mai 2013
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Quatrième de couverture : Un homme, un royaume, un destin. Il avait nom Lorn Askariàn. Certains disent que le malheur arriva
par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé. Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés. Le Haut-Royaume connaît sa période la plus sombre. Le roi est affaibli et la
rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn de ses geôles et le nomme Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale.
Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, mais il poursuit également un but secret : retrouver ceux
qui l’ont maintenu en captivité, les uns après les autres… et leur faire sentir le goût de la vengeance. Un formidable récit épique mêlant Fantasy et trame historique, entre G.R.R. Martin et Le
Comte de Monte-Cristo, par un auteur français de référence traduit dans dix langues.
Coup de coeur ! Pierre Pevel l’a dit lui-même,
Haut-Royaume s’annonce comme une série au long-cours. Attendez-vous donc à vous installer dans cet univers ! Les fans, comme moi, de la trilogie du Chevalier Kantz se réjouiront car ils avaient envie de retrouver un peu cette
atmosphère « fantasy Cape et épée ». La différence néanmoins est de taille. Si Wielstadt offrait le décor d’une ville, Haut-Royaume est un monde entier à parcourir. L’auteur va devoir y
vivre pendant quelques années, pour notre plus grand plaisir. Ce premier tome place le décor au XVI siècle et nous faisons tout de suite connaissance avec deux amis inséparables Alan et Lorn.
L’un est Prince et l’autre roturier. Pour une raison inconnue, Lorn va se retrouver enfermé dans les bas-fonds de la terrible prison de Dalroth. Il y contracte l’obscure, une sorte de maladie
parasitaire qui se manifeste par crises et qui semble lui procurer à la fois souffrances et puissance… C’est une des clés et des originalités de ce roman et qui donnent un attrait supplémentaire
au récit.
En sortant de Dalroth, Lorn retourne vers le Roi qui souhaite lui confier une mission. On sent bien qu’il n’est plus le même. Même son meilleur ami semble le perdre petit à petit. Lorn s’est
assombri. Il a une vengeance en lui, et un destin à accomplir. On s’attache très vite à ce nouveau et troublant personnage qu’il est devenu. Il va devoir se reconstruire et s’entourer de
compagnons de confiance. Il parait à la fois vulnérable, à cause de l’obscure qui le ronge, et indestructible. Il semble effrayer jusqu’à ses amis qui ne le reconnaissent plus, mais attirer la
sympathie d’inconnus qui ont envie de le suivre aveuglément. Le monde décrit par Pierre Pevel est fascinant et on sent que l’aventure va nous emporter vers d’hallucinantes découvertes. Ce premier
tome fait plus de 500 pages, c’est un récit très riche, avec des combats épiques, des trahisons, des chevauchées, des traversées de contrées inconnues, et la vie de cette époque, avec ce qu’il
faut de magie pour nous enchanter. On attend donc la suite avec impatience ! Ajoutons que le livre est en plus un bel objet avec une couverture rigide que Bragelonne a particulièrement
soignée. Il aura belle allure dans la bibliothèque. Un seul regret peut être, on aurait aimé croiser quelques illustrations au fil des pages …
Pierre Pevel Le Chevalier (Haut-Royaume Tome 1) (Bragelonne)
Mots-Clés : Héroïc-Fantasy, Cape et épée, chevalier, vengeance, série
Vendredi 3 mai 2013
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Quatrième de couverture
A Bulls Mouth, Texas, quand on fait le 911, on tombe directement sur le Bureau du shérif. Collé derrière le central, son adjoint
Ian passe ses journées à jouer aux cartes sur l'écran de son ordinateur tout en répondant aux rares appels d'urgence. Il faut dire qu'il n'a plus du flic que l'uniforme. Il y a sept ans, sa fille
Maggie a été kidnappée dans sa chambre.
L'enquête n'a rien donné et on n'a jamais retrouvé la moindre trace de la petite.
Quelques mois plus tôt, elle a été déclarée morte. Depuis, Ian s'est mis à boire, sa femme l'a quitté et le shérif lui a retiré
son arme de service. Ce jour-là, il lui reste une heure à tirer quand il reçoit un coup de fil un peu spécial. "Je vous en prie, aidez-moi !" Ça fait sept ans qu'il n'a pas entendu sa voix, alors
au début il ne la reconnaît pas. Pourtant c'est bien elle. Sa petite fille l'appelle au secours. (J'écourte la quatrième qui comme d'habitude chez Actes Sud en dit un peu trop...)
Coup de coeur Voici
le deuxième roman traduit de cet auteur dont nous avions déjà encensé le premier récit De bons voisins. Avec Emergency 911, c'est à nouveau une claque que l'on se prend
tant l'auteur sait exploiter le côté sombre de l'âme humaine. Bien que ce ne soit pas, cette fois, tiré d'un fait réel, l'histoire fait penser à certains faits divers qu'il est possible
d'entendre aux informations (surtout américaines).
Nous voici donc témoins d'un destin peu ordinaire. Celui d'un homme qui après avoir totalement sombré suite à la disparition de sa fille sept ans plus tôt, retrouve toute l'énergie nécessaire
pour la tirer des griffes de ses ravisseurs. Comme dans son roman précédent, l'écrivain américain nous offre des scènes particulièrement dures qui mettent en avant les notions de courage et
d'instinct de survie. Ryan David Jahn n'a pas son pareil pour décrire l'horreur des situations extrêmes auxquelles sont confrontés ses personnages. Qu'il s'agisse des ravisseurs
ou de ce shérif prêt à tout pour retrouver sa fille, en cédant à l'esprit de vengeance, tous chavirent dans la violence, qu'elle se justifie ou non, au point qu'il est difficile de savoir
lesquels sont les plus monstrueux.
Le roman peut se découper en deux grandes parties distinctes : l'enquête et la course poursuite meurtrière au travers du désert texan. Cette dernière est menée typiquement à l'américaine, telle
que nous pouvons le voir au cinéma (je pense notamment à Duel de Steven Spielberg) mais aussi - ce qui est encore plus dramatique - aux informations des télévisions
américaines.
Et la forme du récit est d'autant plus captivante qu'elle jongle avec quatre voix : le shérif, son adjoint, sa fille et les
ravisseurs. Avec eux et jusqu'au bout, on est tenu en haleine dans ce road story qui monte crescendo en violence
sans pouvoir vraiment reprendre son souffle. Emergency 911 est une tragédie humaine mais heureusement une fin ouverte nous permet d'y voir une lueur d'espoir qui après 300 pages
particulièrement stressantes nous libère d'un sacré poids. Encore un excellent roman !
Ryan David Jahn Emergency 911 (The dispatcher) (Actes Noirs)
Mots-clés : enlèvement, course-poursuite, folie, road-story, Texas, vengeance
Par Herveline
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Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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Mardi 30 avril 2013
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Voici quelques photos du Festival Lord of the Geek 2013. On a croisé certains d'entre vous et j'espère que vous
vous êtes autant amusés que nous. Entre karaokés improbables, cosplay du tonnerre, conférences et autres jeux de plateau, voici un résumé en images. Les photos n'ayant pas été prises par nous
n'hésitez pas à nous en envoyer d'autres, notamment si vous avez des photos des dédicaces ou des espaces jeux, on les rajoutera.
Karaoké
Conférence Space-Opera (Herveline & Jean-Luc)
Cosplay 1
Soleil Vert 1
Cosplay 2
Cosplay 3
Soleil Vert 2
Cosplay 4
Par Librairie Soleil Vert
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Publié dans : EVENEMENTS
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Vendredi 26 avril 2013
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Quatrième de couverture
Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène
ex-actrice de films de série Z postapocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne
donne plus à ses malades que des, placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent... Une seule certitude : tous
ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard...
Quand la Série Noire décide de se lâcher, elle publie un ovni intitulé
Le Lézard lubrique de Melancholy Cove. Depuis sorti en poche, ce roman flirte avec le roman noir, le fantastique (l'absurde ou l'incroyable plus exactement) et le polar, tout ça dans un
esprit ultra loufoque. Sorte de tragi-comédie, bourrée de passages d'anthologie à mourir de rire (que je me refuse de sploiler), d'idées saugrenues, le roman est dans l'esprit de la plupart de
ceux de Christopher Moore, à savoir loufoque et décalé.
On ne s'ennuie pas une seconde à suivre tous ces personnages complètement barrés, dépressifs au possible, un tantinet fous ; ratés, c'est sûr. Tout ceci amenant, avec un talent certain, l'auteur
à nous dépeindre cette Amérique malade, shootée aux anti-dépresseurs et aux calmants, mal-à-l'aise avec le sexe mais bien moins avec la religion. Bref une réflexion sur fond de situations
acadabrantes sur l'Amérique contemporaine.
Le lézard lubrique est un roman inclassable par son imagination débridée qui se lit avec délice !
Christopher Moore Le lézard lubrique de Melancholy Cove (The Lust Lizard of Melancholy Cove) (Folio
Policier)
Mots-clés : blues, dragon, humour, loufoque, psychologie, traffic, USA
Par Herveline
-
Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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L'AVIS DES LECTEURS