Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 11:44

Michel Imbert - Marche rouge, montagnes blanches (2015)Quatrième de couverture
En 1935, un fils de paysan fuit son village pour rejoindre les rangs de l’Armée rouge. Son père, injustement accusé d’un crime, a été exécuté, sa famille décimée. Entraîné par le vent de l’histoire, Baoyi va participer à la Longue Marche, simple soldat qui deviendra héros révolutionnaire. Avec lui on relit pas à pas l’histoire de la Chine, on se fraie péniblement un chemin dans la neige, l’effroi des combats et aussi les mensonges de la propagande. Avec lui on partage le rêve d’une société plus juste et, par-dessus tout, celui de prouver l’innocence d’un père. Un roman d’aventures où l’on tue et sauve des vies, traversé d’escarmouches et de trahisons, de belles espionnes et d’illusions perdues.

Gifsv25.gif Le nouveau roman de Michel Imbert se réclame plus du roman historique d'aventures, voire du roman de guerre que du polar comme à son habitude. L'histoire démarre de nos jours avec le lancement d'une fusée chinoise à laquelle on a donné le nom symbolique de la Longue Marche. Parmi les invités de cet évènement, le vieillard Guo Baoyi, un des derniers survivants de la fameuse Longue Marche de 1934. Et Dupin, un journaliste français à la recherche d'un bon sujet... La rencontre de ces deux hommes va nous propulser dans le passé douloureux d'une Chine en pleine mutation opposant les rouges communistes et les blancs nationalistes. 
Michel Imbert aborde ces évènements par trois lorgnettes différentes : d'abord par celle du présent avec le témoignage des survivants ou des descendants recoupés avec quelques archives autorisées ; par celle de Baoyi, le Rouge, le jeune paysan entré dans l'Armée Rouge pour fuir l'assassin de sa famille et devenu, propagande oblige, un héros malgré lui et enfin par celle de Sun, le Blanc républicain en lutte contre les communistes. Pas de parti pris donc de l'auteur mais une volonté évidente de nous parler, au de-là des faits historiques, des hommes. De ceux qui ont fait cette Histoire. Romancer leurs aventures tient du talent de l'écrivain qui nous capture littéralement dans son récit. Nous souffrons du froid, de la neige, nous nous horrifions des traditions ancestrales (les pieds bandés des femmes, ou la justice expéditive sans preuve aucune qui permet de décimer une famille entière parce que l'un d'eux est soupçonné de meurtre), nous vivons ce roman comme un récit initiatique qui mènera Baoyi vers l'âge adulte et qui conduira Dupin à revoir son métier de journaliste.
Si le premier flash-back nous renvoie vers un meurtre non élucidé et qui déclenche toute l'histoire ce roman, le mystère sera levé dans les toutes dernières pages. L'aspect polardeux est quasi inexistant et est surtout un prétexte pour évoquer le passé tout en laissant planer en filigrane, un mystère qui maintient le lecteur attentif en haleine.
Marche rouges, montagnes blanches, qui pourrait à ce jour être le meilleur de l'auteur, se clôture par une petite postface. Petite mais touchante autant qu'intéressante sur les motivations de Michel Imbert pour écrire ce livre et d'autres qui ont précédé sur la période maoïste de la Chine.

Michel Imbert Marche rouge, montagnes blanches (Picquier)

Mots-clés : années 30, Chine, communisme, guerre, journalisme, Longue Marche

Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : POLICIER THRILLER
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Samedi 10 janvier 2015 6 10 /01 /Jan /2015 15:32

Orson Scott Card - La stratégie Ender (1985)Quatrième de couverture
Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des Doryphores. Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace. Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais chaque heure compte. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués — , Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.
Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.

Gifsv25.gif Il faut situer la genèse de ce roman d'Orson Scott Card dans la nouvelle du même titre (en anglais) qu'il écrivit en 1977 Ender's game et pour laquelle il reçut le John W. Campbell Award pour un nouvel auteur en 1978. Il développe en 1985 son idée de départ pour donner naissance à la saga Ender qui compte cinq volumes.
Mais l'on peut tout à fait démarrer La Stratégie Ender et ne pas enchaîner immédiatement. Il se lit très bien comme un roman unique ; malgré tout, si vous avez adoré... vous continuerez pour en savoir plus sur le devenir du jeune Ender.
Car jeune, il l'est, très jeune même. Quand l'histoire démarre, il a six ans et il fait partie de ces enfants surdoués sélectionnés pour intégrer un jour l'Ecole de guerre. Nous allons le suivre durant six années au cours desquelles, tout enfant qu'il est, il va grimper les échelons de la hiérarchie militaire et devenir le stratège que tout le monde espère pour prévenir une troisième attaque d'extraterrestres insectoïdes (que beaucoup de critiques rapprochent d'ailleurs des insectes d'Etoiles, garde à vous !/Starship Troopers de Robert Heinlein), ceux-là même qui ont failli anéantir l'humanité.
Ce roman est fascinant à bien des égards. D'abord la jeunesse du personnage principal est au départ déroutante. Il est assez difficile d'imaginer dans la bouche d'un bout de chou les propos matures qu'il tient. Mais lorsqu'il est confronté à d'autres enfants aussi avancés que lui, le lecteur finit par accepter ce décalage.
Ensuite, on sent poindre une manipulation des hautes sphères sans trop savoir comment cela va se concrétiser et on est tenu en haleine par cette finalité inéluctable.
Enfin, le dénouement est à la hauteur de nos espérances, avec quand même un petit bémol ici : pour en arriver là, on passe par une partie très longue d'entrainements, de jeux, de combats virtuels et on peut regretter que la fin soit trop courte par rapport au reste.

strategieender-film.jpg Ce roman, qui tient autant du récit SF que du roman initiatique, a fait l'objet d'une adaptation très fidèle par le réalisateur Gavin Hood en 2013. Les deux seuls écarts notoires ont été de prendre un enfant d'une douzaine d'années et ensuite d'occulter une partie du livre importante à mes yeux surtout pour ce qui se passe après la bataille finale : celle concernant la soeur et surtout le frère d'Ender. On peut aisément imaginer qu'il revienne sur ce second point si la suite est adaptée. Par contre sur l'âge d'Ender, ça m'a un peu perturbée car à l'écran on a l'impression que le petit Ender devient Amiral en à peine quelques semaines alors que le récit original court sur six ans. Mais somme toute, le film est de très bonne facture puisque c'est même lui qui m'a donné envie de me plonger dans ce classique que je ne n'avais pourtant pas encore abordé. Il y a un temps pour tout.

Commander/Réserver au 04 66 74 11 86   Orson Scott Card La Stratégie Ender (Ender's game) (J'ai lu)

Mots-clés : enfants, extraterrestres, invasion, jeux, roman initiatique, stratégie, surdoués


Par Herveline - Publié dans : CRITIQUES : SF FANTASTIQUE & FANTASY
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Jeudi 8 janvier 2015 4 08 /01 /Jan /2015 10:14

 

Depuis hier la liberté d'expression est en deuil.

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Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : VISAGE DE LA LIBRAIRIE
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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 18:39

Samedi dernier nous recevions Pierre Bordage à la librairie (enfin chez Christophe, un voisin qui nous a gentiment prêté son patio et que nous remercions grandement) afin d'y accueillir la vingtaine de personnes présentes.
La rencontre a débuté par une lecture d'extraits par Marion Mazauric la responsable des éditions Au Diable Vauvert et s'est poursuivie sur la présentation des romans de Pierre qui ont suscité de nombreuses interventions du public. Une rencontre donc très agréable qui a peut-être fait découvrir aussi la science-fiction à des lecteurs jusque-là frileux vis à vis du genre. En tout cas le public était au rendez-vous et selon les retours que nous avons eu, s'est régalé.
Merci donc à Pierre Bordage et aux éditions Au Diable Vauvert qui nous ont permis cette rencontre.

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Par Librairie Soleil Vert - Publié dans : EVENEMENTS
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